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12 mangas indispensables pour profiter de la fête du travail




De l’employé de bureau modèle au musicien en passant par le mangaka, le calligraphe ou le producteur de saké, les mangas regorgent de portraits de travailleurs tantôt classiques, tantôt exotiques. Notre sélection vous fait découvrir le monde du travail au Japon, sous toutes ses coutures.

Figures incontournables de la société japonaise hyper-capitaliste, les salarymen et workplace girls travaillant jour et nuit ont fait le tour du monde. Ici, même les écoliers ont la réputation de “travailler plus” en se rendant massivement aux cours du soir. Et pourtant, le monde du travail au Japon regorge de spécificités moins connues. Le premier mai, jour de la fête du travail, est l’event rêvée de les explorer.

Certes, au Japon, le premier mai n’a été déclaré jour férié qu’en 2019 à l’event du couronnement du nouvel empereur alors qu’en France, la fête internationale du travail est un jour chômé depuis 1919. Et, pour passer du muguet au manga, il suffit de tourner la web page.

Les métiers qu’on ne trouve qu’au Japon

Calligraphe

© Satsuki Yoshino / SQUARE ENIX CO., LTD.

Après avoir perdu ses nerfs face à une critique d’un conservateur de musée, Seishû Handa, jeune étoile montante de la calligraphie japonaise, est envoyé en exil par son père sur une des îles Goto. Un bouleversement pour le jeune homme qui n’a jamais quitté le confort urbain et la bienveillance de sa mère. Celui-ci se retrouve livré à lui-même dans un monde inconnu et rempli de surprises. Il va notamment rencontrer Naru, une jeune gamine espiègle avec laquelle il va nouer une relation quasi-paternelle tout en retrouvant la motivation première de réaliser des calligraphies.

Barakamon de Satsuki Yoshino, publié aux éditions Ki-oon, 13 vol., 7,65€

Patron de bar à chats

© Riddle Kamimura 2021 / MAG Backyard

Au Japon, la majorité des complexes immobiliers interdisent les animaux. C’est probablement l’une des raisons de l’essor des “cafés à animaux“. Depuis, les bars à chats, chiens, lapins et animaux mignons ont explosé et on en retrouve même en dehors du Japon. C’est un café à chiens et à chats que Kamimura Riddle a décidé de mettre en scène dans son manga Chat de yakuza. Mais il y a un twist des plus cocasses que le nom annonce sans tourner autour du pot. Jin, le tenancier de ce café, est un ancien yakuza. L’histoire débute quand il recueille Sabu, un chaton abandonné à l’creativeness débordante. À travers les pensées déjantées du chaton peureux, le lecteur découvre le quotidien bariolé d’un bar à animaux. Un manga qui fait rire le lecteur en le caressant dans le sens du poil.

Chat de yakuza de Kamimura Riddle, publié aux éditions Doki-Doki, 7,50€

Mangaka

S’il est un métier qui attise particulièrement la curiosité des lecteurs, c’est bien celui de mangaka. Et c’est un milieu très souvent mis en scène dans le manga. Si le très populaire Bakuman et le non moins glorious Rin, mettent en scène le métier de mangaka. Des pans entiers de cette industrie restent méconnus. Voici deux titres pour expliquer un peu plus l’envers du décors de cet univers si particulier.

HIT MAN © Kouji Search engine marketing / Kodansha Ltd.

Dans Hitman – Les coulisses du manga, Ryunosuke Kenzaki vient de réaliser son rêve : il est devenu éditeur, ou tantô, dans le journal phare le Weekly Shônen Journal. Mais mettre les pieds dans le service éditorial du journal de prépublication hebdomadaire qui a vu naître Fairy Tail, Hajime no Ippo, Tokyo Revengers et bien d’autres best-sellers n’est que le premier d’une grande aventure humaine. Alors qu’il est en prepare de faire ses preuves en encadrant des auteurs débutants, il fait la rencontre de Tsubasa, en qui il voit un potentiel gigantesque. C’est décidé, il va l’aider à devenir autrice à succès. Mais dans le monde de l’édition tout n’est pas rose, au contraire…

Hitman – Les coulisses du manga de Search engine marketing Koji, publié aux éditions Pika, 7,20€

Reimp! discover aussi les coulisses de l’édition de mangas.

JUHAN SHUTTAI! © 2013 Naoko MAZDA / SHOGAKUKAN

Suite à une blessure, Kokoro abandonne son rêve de représenter le Japon aux JO de judo. Elle va mettre toute son énergie, sa hargne et son abnégation pour préparer les entretiens d’entrée à la maison d’édition Shogakukan (maison qui fête son centenaire en 2022, et qui édite entre autre le célèbre Weekly Shônen Sunday où a été publié Contact de Mitsuru Adachi). Curieuse, motivée et débordante d’énergie, la jeune Kokoro va découvrir les mille et un métiers du monde de l’édition, tous unis dans un however remark faire d’un titre un succès suffisant pour nécessiter une réimpression. Assistants éditoriaux, commerciaux, advertising, libraires, la jeune éditrice emporte le lecteur avec elle dans la découverte de cet univers passionnant. Bien sûr les mangakas ne sont pas en reste, avec une galerie – parfois caricaturale – de portraits variés.

Réimp ! de Naoko Mazda, publié aux éditions Glénat, 7,60€

Brasseur de saké

©  Akira Oze / Kodansha Ltd.

Quel métier illustre le plus la complexité du monde du travail nippon que celui de toji, ces maîtres de chai spécialistes du saké ? À la fois garant d’une custom artisanale ancestrale mais aussi industriel rompu aux arts de l’exportation et du advertising ?

Quand son frère, héritier de la brasserie familiale, tombe malade, Natsuko quitte son travail dans une société de advertising tokyoïte et rentre dans sa famille à la campagne afin de reprendre le flambeau. Elle reprend le rêve de son frère, retrouver le riz “Dragon merveilleux” qui confère au saké un goût supérieur. Ce dernier a été abandonné par les brasseurs nippons automobile trop exigeant à entretenir, et ne supportant aucun engrais chimique. Véritable ode à l’artisanat, ce manga met en avant les dérives de la société consumériste et de l’industrie agroalimentaire qui aseptisent les goûts à la faveur du revenue. C’est aussi une illustration tristement réaliste des nombreux plafonds de verre qui subsistent et voient les femmes freinés dans de nombreuses conditions professionnelles, simplement à trigger de leur style.

Natsuko no sake de Akira Oze, publié aux éditions Vega, 11€

Les métiers qui font rêver petits et grands

Astronaute

S’il y a un métier qui fait rêver les enfants du monde entier de manière unanime, c’est celui d’astronaute. Et ce n’est pas Thomas Pesquet qui nous contredirait.

Enfant, Mutta et son petit frère Hibito aperçoivent un ovni un soir d’été. Ils se promettent alors d’aller un jour dans l’espace. En 2025, Hibito est devenu astronaute et s’apprête à décoller pour la Lune. Mutta, lui, vient de perdre son job de designer de voitures et retourne dans la maison familiale. Poussé par son frère, la flamme de l’espace se ravive. Mais à 31 ans, peut-on chasser à nouveau un rêve d’enfant ? Un titre fleuve qui narre de manière réaliste le quotidien tout sauf terre à terre d’astronautes nippons. Un voyage des plus plaisants.

Area Brothers de Chûya Koyama, publiés aux éditions Pika, 8,20 euros.

Pop-star

[OSHI NO KO] © 2020 by Aka Akasaka, Mengo Yokoyari / SHUEISHA Inc.

Sur un fond fantastique, ce manga raconte l’histoire des deux jumeaux d’Ai Hoshino, une pop-star à la renommée absolue. Seulement au Japon, quand on est une chanteuse célèbre, avoir des enfants reste un tabou. Ces deux jumeaux héritent des abilities de leur mère et chacun va appréhender de manière différente le monde du show-business. Un univers bien moins glamour qu’il n’y paraît une fois que l’on a enlevé le strass et les paillettes. Peut être qu’après la lecture de ce manga, ce métier fera moins rêver les lecteurs…

Oshi no ko d’Aka Akasaka et Mengo Yokoyari, publié aux éditions Kurokawa, 7,65€

Pédiatre

© PLATANUS NO MI © 2020 Toshiya HIGASHIMOTO/SHOGAKUKAN

Maco est un jeune pédiatre atypique. Dans ce monde où la santé est pilotée par la rentabilité, il prend le temps de s’intéresser à ses sufferers au-delà des symptômes les plus évidents. Et il a aussi sa propre chaîne Youtube secrète. Dans cette tranche de vie hospitalière, chaque affected person vient non seulement avec ses symptômes mais aussi avec ses bagages personnels. Mother and father qui réalisent des autodiagnostics en ligne, absents ou au contraire beaucoup trop présents… C’est une multitude de facettes de la société nippone que le mangaka Toshiya Higashimoto illustre avec brio.

Les Enfants d’hippocrate de Toshiya Higashimoto, publié aux éditions Mangetsu, 7,95€

Pharmacien

© MAMARE ARAI / COAMIX

Quand on parle de travail dans les hôpitaux, on pense en premier lieu aux médecins et infirmiers. Mais il existe aussi une myriade d’autres métiers : anesthésistes, kinésithérapeutes, radiologues… et pharmaciens d’hôpital. C’est ce dernier métier que met en avant le manga Unsung Cinderella où le lecteur go well with le quotidien de Midori Aoi. Et il n’y a décidément pas que dans les Ehpad où les sufferers deviennent de simples numéros mais Midori garde un lien humain et s’accroche à chaque affected person, quitte à déplaire à sa hiérarchie.

Unsung Cinderella de Mamare Arai et Tomino Hiromitsu, publié aux éditions Meian, 6,95€

Les métiers du quotidien

Employé de bureau intérimaire

© by HARUNA Lemon / Shiseido

Narumi Maruyama est une jeune fille de 24 ans d’apparence ordinaire. Employée intérimaire, elle s’efforce de rentrer au most dans le moule d’une société qui s’obstine à taper sur le moindre clou qui dépasse. C’est un manga quasi autobiographique que livre Lemon Haruna, elle-même ayant été intérimaire avant de devenir mangaka. Au-delà du questionnement sur la place au travail de commerciale intérimaire, ce manga est un pamphlet très critique contre la société du travail, véritable machine à broyer les individualités. Pas étonnant que ce titre ait trouvé un fort écho chez les lycéens qui l’ont sélectionné pour le prix du Fauve Lycéen au Competition Worldwide de la BD d’Angoulême.

Daruchan de Lemon Haruna, publié aux éditions Le Lezard Noir, 16€

Employée de vidéo-club

COUSIN © Ryo Ikuemi 2005 / SHODENSHA Publishing CO.,LTD., Tokyo.

À la sortie du lycée, Tsubomi arrête les études pour entrer directement dans la vie lively. Sans vraiment de however ni de ardour, elle trouve un petit boulot au vidéo-club native tout en continuant d’habiter avec ses dad and mom. Elle est ce que les japonais appellent une “freeter“.  Découvrez le quotidien de cette jeune fille en quête d’affirmation de soi et d’indépendance. Au-delà des changements physiques (Tsubomi est complexée par son apparence), cette dernière va voir toute sa façon de vivre évoluer au contact de ses nouveaux collègues mais aussi des purchasers réguliers. Une tranche de vie très touchante.

Sans complexe ?, de Ryo Ikuemi, publié aux éditions Akata, 8,05€

Graphiste

© Nemu Yoko/SHODENSHA Publishing Co.,Ltd.

Fraîchement diplômée d’une école de graphisme, Tama se prépare à entrer dans la vie lively. Mais son premier entretien d’embauche est une disaster absolue qui la laisse traumatisée. Elle n’ose plus postuler au moindre job. Inquiet pour elle, son père envoie son CV sans la prévenir pour une agence de graphiste spécialisée dans les pachinkos – sorte de bandit manchot japonais – et contre, toute attente, son mutisme ne dérange pas le patron excentrique de l’agence qui décide de l’embaucher. Tama va découvrir non seulement le b.a-ba des pachinkos mais aussi ses premiers émois envers un collègue. Métro, boulot, dodo et amourette au travail. Une tranche de vie si easy mais si efficace que tout travailleur trouvera un écho dans la vie de Tama et de son entourage.

First Job, New Life de Yoko Nemu, publié aux éditions Kana, 7,45€



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