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accord validé entre le PS et LFI, quels candidats à gauche ? Résultat des sondages




ELECTIONS LEGISLATIVES. L’accord entre les socialistes et les insoumis est entériné. Tard dans la nuit le Conseil nationwide du PS a validé l’union de la gauche, désormais chaque parti doit investir ses candidats aux législatives. Suivez la campagne en direct.

L’essentiel

  • Les élections législatives se joueront les 12 et 19 juin 2022, date auxquelles les Français devront élire leurs députés et composer la nouvelle Assemblée nationale.
  • L’union de la gauche est enfin actée. Hier soir le Conseil nationwide du PS a validé le rapprochement des socialistes avec La France Insoumise près quatre heures de négociations, un rendez-vous historique pour la gauche.
  • La Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) doit encore investir ses différents candidats chaque parti ayant reçu un sure nombre de circonscriptions : 100 pour les écologistes, 50 pour les communistes et 70 pour les socialistes, le reste pour les insoumis. 
  • Olivier Faure, le premier secrétaire du PS a d’ores et déjà assuré que tous les candidats socialistes dissidents aux législatives seront exclus du parti. Pourtant avant même la validation de l’accord, des élus locaux PS ont promis de présenter des candidats socialistes face à l’union de la gauche et certains frondeurs ont maintenu leur place hier soir.
  • Les investitures du camp présidentiel pour les législatives se précisent : Gérald Darmanin a annoncé qu’il sera candidat dans le Nord, Elisabeth Borne dans le Calvados. Bruno Le Maire, en revanche, ne se présentera pas, Eric Dupond-Moretti non plus. D’autres noms ont été révélés comme celui de Manuel Valls mais également le ministre Jean-Michel Blanquer et le porte-parole Gabriel Attal.
  • Richard Ferrand (LREM), Edouard Philippe (Horizons) et François Bayrou (MoDem) ont tenu une conférence de presse hier pour annoncer leur confédération, “Ensemble”, aux législatives. A cette event, Stanislas Guerini, le délégué général du parti présidentiel, a annoncé que LREM serait rebaptisé “Renaissance”.
  • Suivez sur cette web page les dernières actualités de campagne, les sondages, et les informations sur le fonctionnement du scrutin.

Actus et infos pratiques

09:10 – “Historique” et “émouvant” : Sandrine Rousseau réagit à l’accord avec le PS pour les législatives

La candidate déçue de la primaire écologiste n’a pas caché, pendant toutes les négociations, l’enthousiasme que suscitait chez elle la perspective d’une alliance des principales forces de gauche aux législatives 2022. Au lendemain de la validation de l’accord par le Conseil nationwide du Parti socialiste, Sandrine Rousseau salue dans un tweet cette alliance : “Avec le PS qui rejoint la NUPES, la gauche écologiste et sociale est au complet et prête pour l’alternance. Et c’est historique, un peu émouvant, faut le reconnaître.” Sandrine Rousseau sera candidate aux législatives dans la 9e circonscription de Paris.

09:04 – Pour Pierre Jouvet, la gauche a “mis de côté les égos individuels pour l’intérêt collectif”

Pourquoi la gauche ne s’est-elle pas unie avant la présidentielle ? Pour le socialiste, “le système de la Ve République est enkysté avec cette candidature à la présidence de la République où […] chacun veut croire en son destin. Je trouve que les égos individuels ont souvent pris le dessus sur l’intérêt collectif. Et je suis très heureux que les socialistes, les écologistes et les communistes aient fait ce pas, que nous nous retrouvions tous à travers cette Nouvelle union populaires écologique et sociale, et que nous ayons mis de côté les égos individuels pour l’intérêt collectif. C’est une belle nouvelle, je crois que ça rend la politique vraiment plus belle.”

08:50 – Pierre Jouvet : “A gauche, il y a plus de convergences que de divergences”

Le négociateur en chef du PS répond aux critiques faites par une partie de son camp à propos de l’accord avec LFI : “Je ne sais pas en quoi nous renierions nos valeurs. Est-ce que nous allons nous déchirer sur l’union de la gauche, qui est l’héritage de François Mitterrand ? Sur la retraite à 60 ans qui a été une des plus belles conquêtes des socialistes ?” Sur l’Europe, sujet épineux des négociations avec LFI, Pierre Jouvet déclare : “Oui, nous avons des divergences, mais nous avons aussi des convergences. Quelles sont-elles ? De dire simplement que cette Europe ne va pas et que nous devons réorienter le cours de l’Europe.”

Pour le socialiste, “à gauche, il y a plus de convergences que de divergences. Et si des gens pensent encore que des gauches sont irréconciliables, aujourd’hui, nous leur montrons que ce n’est pas le cas.”

08:36 – “C’est un rassemblement historique”, salue le socialiste Pierre Jouvet

Pierre Jouvet était le négociateur en chef des socialiste dans les discussions face à la France Insoumise pour les législatives. Après de longues journées de négociations, il a encore dû défendre et justifier l’accord trouvé ligne par ligne, hier devant le Conseil nationwide de son parti. Finalement, l’accord a été validé. Ce matin, sur Franceinfo, Pierre Jouvet se dit “soulagé” : “Ce que nous sommes en train de construire est une grande espérance dans le pays. Les Françaises et les Français désespéraient de cette désunion”, déclare-t-il.

08:29 – Une candidature LREM dissidente face à Manuel Valls

L’annonce de l’investiture de Manuel Valls dans la 5e circonscription de l’étranger avait fait vivement réagir le député en place dans cette circonscription : Stéphane Vojetta, adhérent de LREM, avaient bien l’intention de se présenter à sa réélection. Hier soir, après la affirmation de l’investiture de l’ancien Premier ministre socialiste, le député a fait savoir par un tweet qu’il ne renonçait pas à sa candidature : “L’investiture de M. Valls dans la circonscription dont je suis député LREM va à l’encontre de mes valeurs. Je serai donc candidat à ma propre succession, mais toujours en soutien d’Emmanuel Macron. Bonne chance aux autres candidats investis.” Cette circonscription regroupe les Français résidant en Espagne, au Portugal, en Andorre et à Monaco.

08:23 – Clément Beaune sera candidat aux législatives dans la 7e circonscription de Paris

L’actuel secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes fait partie des noms désormais connus pour incarner la majorité présidentielle lors des législatives 2022. Hier soir, Clément Beaune s’est réjoui dans un tweet de cette investiture : “Je suis fier de me présenter aux élections législatives dans la 7ème circonscription de Paris, pour défendre l’Europe, l’écologie et nos services publics, pour agir #Ensemble aux côtés du Président de la République Emmanuel Macron.” Cette circonscription se situe à cheval entre le IVe, le XIe et le XIIe arrondissement.

08:07 – Manon Aubry salue une union de la gauche qui va “si vite et si fort”

Manon Aubry, député européenne LFI s’est dite “satisfaite” de l’accord de la gauche et de la formation de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) sur France 2 ce matin. Elle apparaît agréablement shock par la rapidité avec laquelle la coalition s’est formée, elle qui ne pensait pas que cela irait “si vite et si fort”. Saluant un “nouveau Parti socialiste” elle juge au sujet des socialistes défavorables à l’accord comme François Hollande ou Bernard Cazeneuve que “les éléphants, ça se trompe énormément”. Manon Aubry rejoint Olivier Faure sur les éventuels candidats dissidents et indique que chaque parti a la responsabilité de les exclure des formations politiques.

08:00 – Le NUPES “nous permet d’envisager la victoire” selon Julien Bayou

Julien Bayou, secrétaire nationwide d’Europe-Ecologie-Les Verts et un des faiseurs de l’accord entre FLI et les écologistes, première alliance à gauche, salue la formation de la nouvelle union de la gauche après le ralliement officiel du PS à la Nouvelle union populaire écologique et sociale et surtout 25 ans après la dernière union. Sur Twitter, il estime que “cette bannière commune est celle qui nous permet d’envisager la victoire en juin”.

07:53 – Les candidats socialistes dissidents “seront exclus” du parti promet Olivier Faure

Alors qu’Olivier Faure a félicité la conclusion d’un accord pour l’union de la gauche, à l’instar des figures de LFI comme le député Adrien Quatennens, des ténors du PS ont dénoncé la “disparition” du parti de gauche à venir dans certains territoires à trigger de cette union avec La France insoumise. Plusieurs élus locaux ont annoncé qu’ils présenteront des candidats socialistes face à l’union de la gauche et ont maintenu leur place malgré la promesse d’Oliver Faure prononcée hier soir : “Les statuts du Parti socialiste sont très clairs: s’il y a des candidats en dissidence, ils seront exclus du Parti socialiste”.

07:48 – La PS entérine l’accord avec LFI et rejoint l’union de la gauche

Le Conseil nationwide du PS a validé l’accord conclu avec La France insoumise hier soir tard dans la nuit. Il a fallu attendre minuit et plus de quatre heures de négociations pour connaître l’avis des socialistes. L’union de la gauche a été voté à 65% avec 167 voix pour, 101 contre et 23 abstentions. Les candidats du PS seront présents dans 70 circonscriptions et soutenu par la PCF, EELV et LFI.

En savoir plus

Quelles sont les dates des élections législatives 2022 ?

Le premier tour des élections législatives est organisé dans toutes les circonscriptions de France métropolitaine le dimanche 12 juin 2022 ; le second tour a lieu le dimanche 19 juin 2022. Pour les Français de l’étranger ainsi que pour ceux de la Polynésie française, le premier tour est organisé une semaine avant le vote organisé en métropole. Dans certains départements et collectivités d’outre-mer, le scrutin se tient le samedi précédant l’élection en métropole. Ces deux scrutins interviennent seulement deux mois après l’élection présidentielle, la campagne des candidats à la députation est donc inscrite dans la dynamique de la désignation du locataire de l’Elysée.

Quel est le fonctionnement des élections législatives ?

Les hommes et femmes désignés députés lors des élections législatives sont les représentants de la Souveraineté nationale pendant 5 ans, sauf en cas de dissolution interrompant la législature. L’élection s’effectue au suffrage universel direct, par un scrutin dit majoritaire uninominal à deux excursions dans chaque circonscription. Dans chaque circonscription, un candidat est élu et obtient donc un siège de député dès le premier tour, s’il obtient la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix égal au quart du nombre d’électeurs inscrits.

Pour se qualifier pour le deuxième tour, un candidat doit avoir recueilli au premier tour un nombre de voix au moins égal à 12,5% du nombre des électeurs inscrits dans la circonscription. Mais si un seul candidat remplit cette situation, alors le candidat arrivé en deuxième place peut se maintenir au second tour. Si aucun candidat n’a obtenu les 12,5% de voix d’inscrits, les deux candidats arrivés en tête sont qualifiés pour le second tour. Au deuxième tour, le candidat arrivé en tête, avec une majorité absolue ou relative, est élu. En cas d’égalité parfaite de suffrages,  c’est le candidat le plus âgé qui est élu.

Qui sont les candidats aux élections législatives ?

Lors des élections législatives, ce sont toujours plusieurs milliers de candidats qui s’engagent pour briguer un siège à l’Assemblée nationale. En 2017, ils étaient près de 8000. Selon le code électoral, pour se porter candidats aux législatives, il faut respecter un sure nombre de circumstances : être majeur au jour de l’élection ; jouir de ses droits civiques ; ne pas être dans un cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévu par la loi. Un candidat n’a pas l’obligation, en revanche, de figurer sur la liste électorale d’une des communes de la circonscription législative qu’il vise. Il est interdit de se présenter dans plusieurs circonscriptions. Il est unattainable pour un maire ou une personne exerçant des fonctions exécutives locales de se porter candidat à une élection législative, depuis la loi organique du 14 février 2014 sur le non-cumul des mandats.

Quels sont les résultats des sondages sur les législatives 2022 ?

Il faut bien comprendre que les élections législatives sont d’une nature très singulière : il s’agit en réalité de 577 scrutins différents, une par circonscription, avec des candidats se présentant uniquement dans un distinctive territoire. Les instituts de sondage ne se prêtent pas à l’exercice de réaliser une enquête d’opinion dans chaque circonscription. En revanche, les sondeurs effectuent toujours pour les législatives des études d’intentions de vote par formation politique à l’échelle nationale, pour le premier et le deuxième tour. Des analyses plus fines suivent avec des projections en nombre de sièges, avec de larges fourchettes. 

De premiers sondages sur les élections législatives, donnant les premières tendances, viennent d’être publiés. Consideration, les projections sont un exercice très difficiles à réaliser pour les sondeurs, mais elles donnent des éléments sur les rapports de drive en jeu : selon un sondage de Cluster 17, publié vendredi 29 avril, 34% des électeurs interrogés ont l’intention de voter pour un candidat soutenu par les principales forces de gauche au premier tour, 24% pour un candidat soutenu par le RN et Reconquête, 24% pour un candidat soutenu par le parti présidentiel, et 9,5% pour un candidat soutenu par les Républicains.  Un sondage Ifop datant du même jour indique que 35% des personnes interrogées souhaitent la victoire d’une union des gauches aux législatives, 29% la victoire d’une alliance RN-Reconquête, 26% la victoire du camp présidentiel, et 10% celle des Républicains et de leurs alliés. En revanche, un sondage Harris Interactive plus ancien (25 avril) basé sur les intentions de vote prévoit une majorité absolue pour le président Macron à l’subject des deux excursions.

Quel est le résultat des dernières élections législatives ?

Les résultats des précédentes législatives avaient permis à Emmanuel Macron de gouverner avec une majorité absolue, puisque 350 sièges sur 577 avaient été attribués, en 2017, aux partis La République en Marche et au MoDem. Le parti Les Républicains devenait alors le premier parti d’opposition, avec 112 élus. Le Parti socialiste enregistrait une très sévère défaite, avec l’élection de seulement 30 parlementaires au Palais Bourbon. La France Insoumise était parvenu à se constituer un groupe parlementaire, avec 17 élus, le Rassemblement nationwide avait fait entrer 8 élus à l’Assemblée nationale. En cinq ans, ces chiffres ont évolué au fil des démissions, changements de groupes et législatives partielles. Voici dans le graphique ci-dessus la composition de l’Assemblée nationale actualisée avant le résultat des législatives 2022.



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