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Activision poursuit une entreprise qui vend des logiciels pour tricher à « Call of Duty »


Sur son site, EngineOwning propose notamment des outils de tricherie pour plusieurs jeux multijoueurs populaires d’Activision, comme les titres de la saga « Call of Duty » (« Warzone », le récent « Vanguard », mais aussi « Modern Warfare »).

Activision, l’un des plus gros éditeurs de jeux vidéo au monde, a déposé plainte, mardi 4 janvier, contre EngineOwning, un important site consacré à la tricherie dans les jeux multijoueurs. Comme de nombreux autres sites, EngineOwning vend à ses clients des logiciels qui permettent d’obtenir des avantages dans les jeux de tir en ligne, comme viser automatiquement ses adversaires ou voir à travers les murs, par exemple. Les logiciels sont vendus en abonnement, les prix pouvant aller de 5 euros pour trois jours à 45 euros pour six mois, selon les jeux.

Sur son site, EngineOwning propose notamment des outils pour tricher à plusieurs jeux multijoueurs populaires d’Activision, comme les titres de la saga Call of Duty (Warzone, le récent Vanguard, mais aussi Modern Warfare). Le site « se prête au développement, à la vente, à la distribution et au marketing de toute une gamme d’outils de tricherie et de piratage pour les jeux en ligne populaires, avec en tête de proue les jeux Call of Duty », explique Activision dans sa plainte, déposée aux Etats-Unis devant un tribunal californien.

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Plusieurs ressortissants allemands visés

Le document judiciaire vise deux entités commerciales allemandes, CMM Holdings SA et EngineOwning Software UG, accusées d’être directement liées au site vendant des logiciels de tricherie. Plusieurs individus sont également ciblés par la plainte, dont Valentin Rick, un citoyen allemand désigné par Activision comme le principal administrateur d’EngineOwning et le patron des deux entreprises susmentionnées. « Activision a contacté Rick en 2018 et 2020 à propos de son implication dans EngineOwning et son site, et en réponse celui-ci a affirmé avoir vendu le site à un acheteur non identifié. Rick n’a jamais fourni de preuve d’une telle vente », souligne l’éditeur américain dans sa plainte.

Les logiciels de tricherie font l’objet d’un jeu du chat et de la souris entre les éditeurs de jeux et les développeurs cherchant à tromper la vigilance des studios

Plusieurs autres personnes sont nommées, la plupart résidant en Allemagne, et accusées de participer ou d’avoir été impliquées dans le fonctionnement d’EngineOwning ou le développement de logiciels. D’autres internautes ont été identifiés dans le document uniquement par leur pseudonyme. Les logiciels de tricherie existent depuis longtemps et font l’objet d’un jeu du chat et de la souris entre les éditeurs de jeux compétitifs, qui installent des détecteurs de plus en plus sophistiqués, et les développeurs cherchant à tromper la vigilance des studios en créant des outils discrets. Les plus connus, comme les wall hacks (pour voir à travers les murs) et les aimbots (pour viser automatiquement la tête de l’adversaire par exemple) sont la hantise des studios, parce qu’ils gâchent l’expérience des joueurs ne trichant pas et peuvent faire fuir des utilisateurs s’ils deviennent trop répandus.

Ce n’est pas la première fois que des développeurs et revendeurs de logiciels de tricherie sont ciblés par la justice. En avril, les autorités chinoises, en partenariat avec le géant des nouvelles technologies Tencent, ont mené une opération contre un vaste réseau de ce type opérant depuis la Chine et accusé d’avoir généré plus de 70 millions de dollars de revenus.

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