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Atteint d’un Covid long, un député LREM témoigne à l’Assemblée




« Ma liberté, aujourd’hui, elle est là : 30 centimètres de câbles et 3 kilos de matériel que je porterai 24 heures sur 24 jusqu’à la fin de mes jours. » Raphaël Gérard, député LREM, a pris la parole à l’Assemblée nationale mardi 4 janvier au soir, en plein débat sur le pass vaccinal. L’élu, qui souffre d’un Covid long et ne peut plus sortir sans le dispositif médical qui lui permet de respirer, a expliqué ce qu’était son quotidien aujourd’hui, rappelant que c’était aussi celui de « dizaines de milliers de personnes qui vont devoir vivre jusqu’à la fin de leurs jours avec les conséquences du Covid ».

Certains élus de l’opposition jugent le pass vaccinal comme un outil liberticide. Mais pour Raphaël Gérard, la liberté, c’est autre chose. « On peut brandir la liberté dans tous les sens. Mais la liberté, ce n’est pas qu’un ensemble de droits. C’est un ensemble de devoirs et de droits. C’est un équilibre juste entre les droits et les devoirs. »

Raphaël Gérard ne veut plus « vivre dans le même enfer »

« Quand vous regardez les publics qui sont en réanimation, vous avez 80 % de non-vaccinés, et 20 % de gens qui, comme moi, n’ont pas envie de revivre ça », a encore déclaré Raphaël Gérard.

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« Chaque fois que je prends le train, je ne me pose pas la question de savoir si je peux manger ou pas des cacahuètes. Je me pose la question de savoir si je vais sortir sain et sauf de ce train, ou si je vais repartir dans le même enfer », a-t-il poursuivi.

L’élu LREM défend les soignants

L’élu LREM a également pointé du doigt les opposants au pass vaccinal, qui perturbent les débats depuis lundi. « Chacune de vos gesticulations est une insulte aux 130 000 personnes qui sont mortes. Chacune de vos vociférations, de vos exagérations, est un coup de poing dans le ventre aux personnes comme moi qui doivent vivre avec ça. »

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Raphaël Gérard a également eu un mot pour les soignants, qui ont été à ses côtés pendant six mois. Les six mois durant lesquels il s’est battu contre le Covid. « Vous prétendez défendre les soignants… Aujourd’hui, ils sont les premiers à dire « assez ». Évitons les malades qu’on pourrait éviter. Évitons de surcharger. La question, ce n’est pas tant la question des lits. C’est la question des personnes qui sont autour des lits. »



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