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Aurore Bergé appelle à un « front commun contre la violence » visant les élus


La députée La République en marche Aurore Bergé, lors d’une séance de questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 20 octobre 2020.

La députée La République en marche (LRM) Aurore Bergé appelle à un « front commun contre la violence dans le débat public » et demande des sanctions « à la hauteur de la violence des menaces » et des agressions qui se multiplient contre les élus, en lien parfois avec la crise sanitaire, dans une interview publiée dans le Journal du dimanche du 2 janvier.

« J’appelle au front commun contre la violence dans le débat public. On s’y est trop habitué, la bataille des idées est devenue un combat de rue », affirme l’élue des Yvelines, elle-même victime de menaces. « Il y a une forme de faiblesse dans la réponse de la société et de certains responsables politiques », déplore-t-elle.

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Aurore Bergé invite notamment « tous les candidats à la présidentielle » à « s’exprimer clairement sur le sujet » et à « demander à leurs propres militants d’être extrêmement vigilants sur leurs actions et paroles sur les réseaux sociaux ». « Ne rien dire, c’est cautionner. Il y a un vrai problème chez certains, à l’extrême droite et à l’extrême gauche, qui légitiment la violence », estime la députée.

« Intimidation »

« Il y a aujourd’hui un sujet spécifique sur la crise sanitaire, qui est en plus très imbriquée avec le calendrier de la présidentielle » et « l’entrée en campagne d’Eric Zemmour [dont le premier meeting début décembre a été marqué par des violences] a ajouté au climat de tension extrême », selon elle.

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« Chaque intimidation vise aussi à ce que les parlementaires ne se sentent plus libres de voter en leur âme et conscience », ajoute Aurore Bergé, alors que les députés se penchent lundi sur le projet de loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal, dont l’adoption ne fait aucun doute, malgré un climat tendu et l’hostilité de plusieurs partis.

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La députée, qui a annoncé vouloir porter plainte pour un tweet où elle est comparée aux femmes tondues pour collaboration après la seconde guerre mondiale, demande que les sanctions soient « à la hauteur de la violence des menaces » car « sur la centaine de faits que j’ai dénoncés, seul un auteur a été identifié ».

Le président (LRM) de l’Assemblée nationale Richard Ferrand avait annoncé jeudi qu’il ferait un « point précis » en janvier avec les ministres de l’intérieur Gérald Darmanin et de la justice Eric Dupond-Moretti sur ces menaces et agressions contre des élus.

Le Monde avec AFP



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