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hausse du prix de l’essence, le télétravail limite la casse


Kimberly Godier habite à Léognan, au sud de la Métropole, et travaille comme juriste à Bruges, dans la zone d’activité du Lac, au nord de Bordeaux. Aller et retour, ses trajets quotidiens représentent deux heures de temps pour 66 kilomètres de distance.

Depuis le mois d’octobre, afin de réduire sa consommation de carburant, la jeune femme a changé d’automobile, troquant sa Seat Ibiza essence…

Kimberly Godier habite à Léognan, au sud de la Métropole, et travaille comme juriste à Bruges, dans la zone d’activité du Lac, au nord de Bordeaux. Aller et retour, ses trajets quotidiens représentent deux heures de temps pour 66 kilomètres de distance.

Depuis le mois d’octobre, afin de réduire sa consommation de carburant, la jeune femme a changé d’automobile, troquant sa Seat Ibiza essence vieille de dix ans pour une Audi Q2 de 2009, essence aussi, mais à transmission automatique. « La transmission auto permet d’économiser. Par contre, je n’ai pas pris un diesel, ce n’est plus aussi avantageux. »

Kimberly effectue un plein à 60-65 euros tous les dix jours. Mais un autre élément lui a permis d’économiser sur le sans-plomb : « En décembre, mon service est passé à deux jours de télétravail par semaine. Et depuis le début du mois de janvier, nous sommes à 100 % en distanciel. » Radical pour épargner son argent, son temps et son stress.

« J’appréhende le présentiel »

Le télétravail, c’est aussi la raison du soulagement de Damien Lantin. Le trajet entre son domicile de Cavignac, près de la frontière avec la Charente-Maritime, et son travail, dans un établissement bancaire situé dans le quartier de la Cité du vin, à Bordeaux, ne lui prend plus que quarante minutes, au lieu d’une heure et quart à deux heures auparavant. Mieux : il n’effectue ce trajet plus que trois fois par semaine.

Damien a troqué sa Jeep Renegade pour une C4.

Damien a troqué sa Jeep Renegade pour une C4.

Bertrand Ruiz

Damien aussi a changé de voiture. « J’ai lâché ma Jeep Renegade, très gourmande en carburant, pour une petite C4, qui consomme nettement moins », sourit-il. Un changement d’auto qui n’est pas lié à la hausse du prix du diesel, mais qui, ajouté au télétravail, permet au Cavignacais d’ajourner le douloureux retour à la pompe.

« J’appréhende un peu le retour en présentiel, confie Damien. Si le diesel n’a pas baissé d’ici là, il me reste une alternative : je n’habite pas loin de la gare de Cavignac. En descendant à Cenon, je n’ai ensuite qu’une piste cyclable et le pont Chaban à emprunter pour atteindre mon travail. En trottinette, c’est très rapide ! »

Gilets jaunes bis ?

Moins de veine pour Julie Longobardi et Myriam Venmans. La première vit à Tizon-de-Curton et travaille sur le campus universitaire Carreire, près de l’hôpital Pellegrin. La seconde habite Croix-d’Hins, lieu-dit à 4 km de Marcheprime, et œuvre dans la protection de l’enfance à Lormont. Ni l’une ni l’autre ne disposent d’une ligne ferroviaire suffisamment proche pour être empruntée quotidiennement.

Pas de changement prévu non plus pour un véhicule qui consommerait moins. « Je pense qu’on y viendra tous, mais pour l’instant je n’ai pas les moyens pour investir dans une hybride ou une électrique », témoigne Julie.

Les deux femmes imaginent une nouvelle crise des gilets jaunes, tempérée pour l’heure car « il y a moins de déplacements », pointe Myriam. « Cette hausse devrait m’émouvoir et me mettre en colère, mais le télétravail m’épargne… pour le moment, poursuit-elle. J’espère que le prix du diesel aura baissé d’ici quinze jours, quand le télétravail ne sera plus de rigueur. »



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