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Jean-Luc Mélenchon ne sera « vraisemblablement » pas candidat


Une affiche de campagne pour les législatives au slogan « Mélenchon premier ministre », le 5 mai 2022.

Jean-Luc Mélenchon n’envisage pas d’être lui-même député pour les cinq prochaines années. Invité sur France 2 à confirmer qu’il ne se représenterait pas aux élections législatives des 12 et 19 juin, le député sortant des Bouches-du-Rhônes a répondu, vendredi 6 mai, qu’il ne serait « vraisemblablement » pas candidat.

Le chef de file de La France insoumise a invoqué la légitimité suffisante que lui conféreraient, s’il devait devenir premier ministre, les sept thousands and thousands de voix engrangées au premier tour de la présidentielle, où il s’est imposé en troisième place, loin devant tous les autres candidats de la gauche.

Un « réflexe de rassemblement »

Jean-Luc Mélenchon s’est également exprimé sur les accords passés entre LFI, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le Parti socialiste (PS) et le Parti communiste (PCF). Il a évoqué un « réflexe de rassemblement face à un épisode de maltraitance sociale aggravée : vingt heures de travail forcé par semaine pour le RSA, la retraite à 65 ans, et j’en passe » – référence à des points-clés du programme d’Emmanuel Macron.

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Concernant les négociations entre des partis dont les candidats se sont déchirés dans la campagne présidentielle, « la bonne nouvelle, c’est que quand on a commencé à discuter, on s’est aperçus que les uns et les autres n’étions pas conformes à la caricature que nous avions les uns des autres », s’est-il réjoui.

« On s’est aperçus, par exemple, que sur l’Europe, on était tous d’accord pour dire [qu’]il n’est pas query, dans une mandature comme celle-ci et dans le contexte actuel, de sortir de l’Europe ou de l’euro. Ce n’est pas ça le sujet », a-t-il développé. « Par contre, si on prend un engagement devant les Français sur un programme, on l’applique », a-t-il commenté, pour défendre la possibilité de « désobéir » à Bruxelles.

« Nous avons eu très peu de temps »

Il a également justifié que subsistent des divergences non négligeables, sur le fond de leurs projets politiques, entre LFI et ses partenaires écologistes et socialistes. La faute, a-t-il assuré, au calendrier électoral :

Nous avons eu très peu de temps. Dans les autres pays d’Europe, ils font leurs élections législatives, et après ils cherchent une coalition… et ça va prendre du temps, huit mois. Nous, c’est derrière une élection présidentielle, à toute vitesse. Il a fallu régler en treize jours ce qui était des sources de conflits depuis dix ans.

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Le dirigeant de La France insoumise a par ailleurs esquissé ce que pourrait être le futur fonctionnement de la représentation Nouvelle Union populaire écologique et sociale à l’Assemblée. Il a répété que chacun des partenaires (LFI, EELV, PCF, PS) disposerait de son groupe parlementaire (quinze députés au moins). « Nous aurons aussi un intergroupe, de même que nous aurons un parlement politique commun, en dehors de la construction institutionnelle », a-t-il précisé.

Le Monde avec AFP



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