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Le projet de loi sur le passe vaccinal arrive à l’Assemblée sur fond de vague Omicron


Des passants portent des masques dans les rues de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), le 30 décembre 2021.

C’était il y a deux semaines. Presque une éternité à l’heure de la pandémie de Covid-19, toujours aussi mouvante et imprévisible. Le 22 décembre, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, se félicitait alors d’un « soutien quasi unanime » des groupes parlementaires, à l’exception de la France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN), sur l’évolution du passe sanitaire en passe vaccinal.

Alors que le nombre quotidien de cas positifs au Covid-19 a dépassé les 200 000, les députés se penchent, lundi 3 janvier, sur le douzième projet de loi lié à la gestion de la crise sanitaire.

Avec près de 720 amendements déposés en vue de la séance, la concorde espérée par l’exécutif semble s’éloigner pour de bon, à trois mois de l’élection présidentielle. Les oppositions entendent questionner, critiquer, et modifier les dispositions contenues dans ce projet de loi de trois articles. « Cela reste la meilleure réponse à ceux qui viennent nous expliquer qu’il n’y a plus de démocratie et que toutes ces mesures ne sont pas débattues », loue toutefois la présidente La République en marche (LRM) de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet, alors que les menaces de morts anonymes contre les élus se multiplient.

« Lame de fond »

Du débat, il y en aura car l’exécutif a décidé d’exercer depuis l’annonce de ce projet de loi, le 18 décembre, de nouvelles mesures restrictives. « Les deux vagues (Omicron et Delta) se cumulent pour former une lame de fond. C’est pour cela que nous avons encore besoin de mesures comme le port du masque, la limitation des rassemblements, le télétravail » a justifié dimanche le ministre de la santé, Olivier Véran, dans un entretien au JDD.

A la création d’un passe vaccinal, le renforcement des sanctions contre les fraudeurs de passe sanitaire, et le retour de l’état d’urgence à la Réunion et à la Martinique viennent s’ajouter d’autres mesures égrainées ces derniers jours : port du masque en extérieur, télétravail obligatoire, jauges, fermeture prolongée des discothèques. En parallèle ont été décidées une évolution des règles d’isolement et une révision du protocole sanitaire dans les écoles.

Mais l’explosion des contaminations liée au variant Omicron, même au sein des 90 % de vaccinés parmi la population éligible, pose question à nombre d’élus sur le bien-fondé du passe vaccinal à court terme. « La méthode est précipitée, tardive, et nous craignons un texte insuffisant », affirme la députée socialiste de Saône-et-Loire, Cécile Untermaier.

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