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Législatives : le PS valide l’accord électoral avec LFI




En vue des législatives des 12 et 19 juin, les 300 membres du Conseil nationwide du Parti socialiste se sont réunis dans la soirée de jeudi pour statuer sur l’accord programmatique et électoral conclu mercredi avec LFI. Les débats ont duré quatre heures et ont fait alterner partisans et opposants à cette union de la gauche. Après minuit vendredi 6 mai, au terme de débats parfois tendus à propos de cette réorientation stratégique majeure pour l’ancien parti dominant de la gauche, les cadres du mouvement ont plébiscité la Nouvelle union populaire écologiste et sociale avec 167 de voix favorables, 101 défavorables et 24 abstentions. 

« Ce soir, le nouveau Parti Socialiste est bien là et s’inscrit avec ceux qui veulent porter l’various. Ça fait des mois qu’on nous attendait… Demain nous partons en campagne tous ensemble », s’est réjouit le porte-parole du PS, Pierre Jouvet, devant les journalistes amassés à la sortie du conseil. « C’est un second de clarification, ce vote dit à quel espace politique nous appartenons », « à gauche » et pas avec Emmanuel Macron, a conclu le premier secrétaire Olivier Faure depuis le siège d’Ivry-sur-Seine.

Les insoumis, les écologistes, les communistes, et les socialistes feront campagne ensemble en juin. Un événement d’investiture de la NUPES aura lieu samedi à Aubervilliers près de Paris.

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« Démission »

Selon la liste consultée par l’AFP, sur les 70 circonscriptions obtenues, une bonne vingtaine sont gagnables. Mais les circonscriptions de trois sortants ont été sacrifiées : David Habib dans les Pyrénées-Atlantiques, Christian Hutin dans le Nord (qui ne souhaitait pas se représenter) et Michèle Victory dans l’Ardèche. Auxquelles s’ajoute la 1ère circonscription dans la Loire de Régis Juanico (Générations), que le PS pensait récupérer.

Lamia El Araaje, dont l’élection en 2021 a été invalidée en 2022, s’estime elle aussi flouée, l’accord investissant Danielle Simonnet. Une movement a été votée au Conseil pour donner mandat de renégocier en faveur de la socialiste. L’Assemblée sortante compte vingt-six députés PS, plus trois apparentés. Malgré des « réserves concernant l’Europe », la maire de Lille Martine Aubry, determine historique du PS, a soutenu l’accord, estimant que « les électeurs de gauche ont exprimé lors du premier tour des élections présidentielles une forte aspiration au rassemblement et à l’unité ».

Plusieurs maires de grandes villes ont également appelé à le soutenir. Parmi eux Johanna Rolland (Nantes) qui a dirigé la campagne d’Anne Hidalgo à l’Elysée, Benoît Payan (Marseille) ou encore Mathieu Klein (Nancy). La route socialiste fait toutefois face à la fronde de personnalités du parti.

Un vote qui ne passe pas ?

L’ancien président François Hollande a « récusé l’accord sur le fond et les circonscriptions », tandis que son ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a mis sa menace à exécution en quittant le parti. Un autre ex-chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, a déploré auprès de l’AFP un « rafistolage » et une « forme de démission » qui risque de fracturer le PS.

Ils s’offusquent tous d’une alliance avec un Jean-Luc Mélenchon antagoniste historique du PS. Mais aussi de l’inclusion dans l’accord de la « désobéissance » aux traités européens en cas de blocage pour appliquer le programme, ou encore de nombreuses mesures sociales qu’ils estiment impossibles à financer.

Anne Hidalgo a pour sa half indiqué à l’AFP « ne pas souhaiter empêcher un accord électoral qui vise à combattre la régression écologique et sociale ». Tout en critiquant un texte qui « ne respecte pas les personnes” et qui « ne porte pas les garanties nécessaires sur l’Otan, l’Europe de la défense ou la laïcité ». La présidente de la région Occitanie Carole Delga a d’ores et déjà présenté des candidats hors accord. Et la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée Valérie Rabault a fait savoir en interne qu’elle ne soutiendrait pas l’accord, selon un message consulté par l’AFP.

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