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Législatives : Olivier Faure met en garde les opposants à l’alliance PS-LFI




La survie du Parti socialiste est en jeu, et la rigidity monte crescendo. Plus de deux semaines après la défaite historique de sa candidate, éliminée au premier tour avec 1,7 % des voix, la vieille maison socialiste joue sa survie en tentant de renouer les liens avec La France insoumise, en vue des élections législatives. Une ligne assumée par Olivier Faure, premier secrétaire du parti, mais qui n’est pas sans soulever des critiques au sein d’un courant minoritaire au PS. 

Le ton est donc monté, mardi 26 avril, lors d’un bureau nationwide organisé autour de la query. « Si vous pensez que le PS est mort, qu’il n’y a plus rien à faire, que vous n’appartenez plus à la gauche, alors partez ! » s’est emporté Olivier Faure, proposant à ceux qui s’opposeraient à l’alliance avec LFI de « rejoindre LREM ». « Sinon, restez et battez-vous avec nous, ça nous changera », a lâché le chef de file socialiste.

Olivier Faure a été critiqué par des membres du courant minoritaire, opposés à l’adoption, la semaine dernière par le conseil nationwide (sorte du parlement du parti), d’une résolution proposant de discuter avec les forces de gauche, dont La France insoumise, pour un accord aux législatives. Envisager un accord avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, arrivé en tête de la gauche au premier tour de la présidentielle (22 % des voix), est un tournant majeur pour le PS, qui s’est souvent opposé à LFI. Mais avec 1,7 % des voix à la présidentielle, le PS est en grande difficulté pour les législatives.

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Reddition

« Face aux critiques sans different proposée et alors que la minorité tentait de rejouer le match du précédent conseil nationwide », Olivier Faure a déclaré : « Ne pas proposer, toujours critiquer. Ce n’est pas une politique », a indiqué l’entourage du Premier secrétaire. Il a aussi dénoncé la « facilité » de ses opposants « à critiquer la perspective d’accord avec la gauche », et pointé « l’absence de condamnation totale du départ de François Rebsamen », maire de Dijon, passé récemment dans le camp d’Emmanuel Macron, ni « des propos de Stéphane le Foll », maire du Mans, qui a récemment déclaré que le PS était « mort ».

Selon un membre du courant minoritaire, Olivier Faure « s’est énervé contre les questions de la minorité sur un éventuel accord » avec LFI, « comme un gamin pas content material que sa place soit contestée ». « Il lui a été demandé sa stratégie de négociation, ses lignes rouges, ses objectifs électoraux. Des questions basiques d’une route politique », selon cette supply. Un membre du courant majoritaire a précisé à l’AFP que « la minorité a passé le bureau nationwide à critiquer l’effacement du PS, la soumission à LFI » alors que les discussions avec le parti de Jean-Luc Mélenchon ne débutent que mercredi. Dans une lettre publiée mardi, la cheffe du courant minoritaire, Hélène Geoffroy, a estimé que « ce n’est pas une négociation ou un accord qui est proposé » par LFI, « c’est une reddition ». Elle a demandé que la stratégie d’Olivier Faure soit soumise « au vote des adhérents ».

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Cambadélis appelle à la résistance

Le terme de reddition a également été employé par Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire du PS, dans un entretien accordé à France Information mercredi 27 avril. « On ne nous suggest pas une coalition, on nous suggest une reddition », affirme-t-il, ajoutant que Jean-Luc Mélenchon se « moque » des socialistes en ayant déjà fait imprimer des affiches appelant à le faire élire Premier ministre. « Les gauches ne sont pas irréconciliables mais ne sont pas fongibles », martèle Jean-Christophe Cambadélis, rappelant qu’il ne partage pas « l’orientation du programme de Jean-Luc Mélenchon, que ce soit sur les questions européennes ou économiques ». 

Un affrontement avec Olivier Faure semble donc inévitable, Jean-Christophe Cambadélis fustigeant les injonctions au départ lancées par le premier secrétaire mardi soir. « Moi, j’appelle tous ceux qui sont en désaccord avec cette orientation à se regrouper, se réunir et faire de la résistance », lance celui qui suggest une autodissolution du PS afin de permettre l’émergence d’une nouvelle construction : « Je pense que le Parti socialiste doit ouvrir un nouveau cycle, faire autre selected, construire une nouvelle famille plutôt sociale-démocrate, selon moi, que socialiste à l’ancienne. »

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