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Les éleveurs français devront nommer un « référent bien-être animal » à partir du 1er janvier 2022



La mesure avait été annoncée par le gouvernement en janvier 2020. À compter du 1er janvier 2022, tous les élevages français seront désormais tenus de désigner un ou une référente en charge du « bien-être animal », selon un arrêté publié ce mercredi 29 décembre au Journal officiel. Pour les élevages de porcs et de volailles, cette personne devra suivre une formation obligatoire. Une nouvelle avancée en faveur du bien-être animal, qui préoccupe de plus en plus la population française.

Annoncée il y a deux ans, la mesure prend effet dès l’entrée dans la nouvelle année. « À compter du 1er janvier 2022, tous les élevages d’animaux domestiques (animaux de rente, de compagnie, équidés) et d’animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité devront désigner un référent en charge du bien-être animal », indique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué.

Selon l’arrêté publié mercredi au Journal Officiel, « le référent ‘bien-être animal’ peut être le responsable d’élevage lui-même ou une personne qu’il désigne au sein de son personnel« , comme le rapporte Le HuffPost.

Se former au bien-être animal

Cette nouvelle mesure est assortie d’une obligation de formation pour les référents des élevages de porcs et de volaille, afin d’attester leurs compétences en la matière. Les référents ainsi désignés auront six mois à compter du 1er janvier 2022 pour entamer leur parcours de formation. Ils « disposeront de 18 mois pour l’achever », précise le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, selon lequel « certaines formations suivies antérieurement pourront être reconnues au titre du parcours de formation« .

Quant aux autres filières (bovines, ovines, etc.) non concernées à ce jour par cette obligation, « une formation au bien-être animal pourra être suivie de manière volontaire par les référents », indique le communiqué.

Le monde de l’élevage en transition

Attendue depuis longtemps par les défenseurs et défenseuses du bien-être animal, cette mesure franchit une nouvelle étape. Le décret qui prévoyait son entrée en vigueur, paru le 20 décembre 2020 au Journal Officiel, interdit par ailleurs de « mettre en œuvre des techniques d’élevage susceptibles d’occasionner des souffrances inutiles aux animaux compte tenu de la sensibilité de l’espèce concernée et du stade physiologique des animaux ».

« Contre ceux qui voudraient jeter l’opprobre sur toute une profession au mépris des réalités des pratiques, le monde de l’élevage nous montre une nouvelle fois qu’il est pleinement engagé dans les transitions« , a affirmé de son côté le ministre Julien Denormandie, dans le communiqué paru mercredi.

Le bien-être animal gagne du terrain et s’impose progressivement dans le secteur agroalimentaire, de plus en plus pressé de s’engager. En juin 2021, un sondage YouGov révélait que 52 % des adultes français seraient prêts à payer plus cher de la viande issue d’élevages respectueux du bien-être animal.





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