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Macron confirme la retraite minimum, et l’indexation sur l’inflation ?




REFORME DES RETRAITES. Le président candidat Emmanuel Macron a confirmé la mise en place d’une retraite minimal sur les ondes de France Bleu ce vendredi 15 avril en cas de réélection le 24 avril prochain. Quid de l’indexation des retraites sur l’inflation ?

[Mis à jour le 15 avril 2022 à 16h08] A moins de dix jours du deuxième tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron s’est exprimé concernant la réforme des retraites au micro de France Bleu, ce vendredi 15 avril. Et l’actuel chef de l’Etat n’a pas hésité à confirmer la mise en place d’une indexation des retraite sur le nievau de l’inflation : “je veux qu’on puisse augmenter les retraites pour tous nos retraités de 4%. Pour un retraité moyen qui est à 1 400 euros par mois, ça fait 60 euros par mois environ, dès cet été.” Le candidat LREM a également annoncé que la pension de retraite minimal serait augmentée ! “Pour tous les retraités, en particuliers ceux qui ont une carrière complète, la pension minimale est aujourd’hui de 980 euros, je la porte à 1 100 euros y compris pour les retraités actuels.” Avant de préciser un calendrier pour ces deux propositions de campagne. En cas de réélection le 24 avril prochain, l’indexation sur l’inflation serait quasiment automatique. La hausse de la retraite minimal, elle, dépendra de l’entrée en vigueur de la nouvelle réforme des retraites : “l’indexation sur les retraites, c’est dès cet été. Et les 1 100 euros dépendent de la réforme des retraites.” a-t-il déclaré ce vendredi 15 avril.

Emmanuel Macron serait-il prêt à renoncer au recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans ? Ce qui est sur, c’est que l’actuel chef de l’Etat start à fléchir, et envisage une réflexion sur le sujet. Opposé à Marine Le Pen (RN) qui suggest un départ à la retraite à 62 ans; voire 60 ans, le candidat LREM s’est clairement dit prêt à “bouger si on ressent trop d’angoisse chez les gens” lors de son déplacement dans le Nord (59) en ce début de semaine, sur les terres de son opposante au deuxième tour de l’élection présidentielle. Bouger, cela voudrait dire revoir son carnet de route sur le sujet, et envisager de céder un an pour un départ à la retraite à 64 ans, soit un an plus tard que son projet preliminary. Pour rappel, Emmanuel Macron envisage une réforme des retraites progressive en décalant l’âge de départ de 4 mois chaque année, pour qu’à l’horizon 2034, la première génération (1969) puisse bénéficier d’une retraite complète. Une proposition de campagne vivement critiquée par l’opposition et par le peuple français, notamment l’électorat de Jean-Luc Mélenchon qui tablait sur un départ à la retraite dès 60 ans en cas d’élection du candidat LFI. Emmanuel Macron dispose aujourd’hui de 10 jours pour convaincre sur un sujet plus qu’épineux. 

En cas de réélection d’Emmanuel Macron le 24 avril prochain, le camp LREM semble donc ouvert à la dialogue pour trouver le meilleur compromis dans ce sujet épineux des retraites et envisage une grande concertation sur certains level stratégiques. Invité au micro d’RTL ce mardi 12 avril, le Premier ministre Jean Castex donnait quelques pistes sur une éventuelle concertation, déjà évoquée par le candidat Macron ces dernières semaines : “on vit plus longtemps, donc il faut cotiser davantage. On va concerter sur un certain nombre de paramètres comme l’âge, le rythme d’évolution vers ces 64 ou 65 ans, les carrières longues, et la pénibilité des métiers. Tout ça doit être concerté avec les partenaires sociaux et l’ensemble des acteurs.”

En se positionnait en faveur d’un recul de l’âge de la retraite à 65 ans, Emmanuel Macron nage à contre courant de son opposante dans ce deuxième tour de l’élection présidentielle. Et même si le candidat LREM a annoncé la possibilité d’abaisser cet âge de départ à 64 ans, il reste bien au delà des 62 ans proposés par Marine Le Pen, et même 60 ans pour une personne entrée dans la vie lively avant 20 ans et disposant de quarante annuités. Les deux candidats divergent largement sur ce sujet mais se retrouve sur un, l’instauration d’un minimal de retraite pour permettre à nos aînés de vivre décemment.

Emmanuel Macron a annoncé la mise en place du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans en cas de réélection le 24 avril prochain lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. Une place qui n’est pas figée. En effet, un léger rétropédalage est à envisager lors de cet entre-deux excursions avec la possibilité de ne délacer l’âge de la retraite “que” jusqu’à 64 ans. Une réforme qui devrait s’effectuer de manière progressive. La génération 1969 sera la première à en profiter en 2034. Le camp LREM est également favorable à une concertation avant une potentielle mise en place de cette réforme des retraites, et n’a pas encore totalement exclu un départ à 64 ans. Voici les factors clés à retenir concernant le projet de réforme des retraites d’Emmanuel Macron : 

  • Recul de l’âge légal de départ légal à 65 ans
  • Prise en compte des carrières longues dans le calcul
  • Indexation de pensions de retraites sur l’inflation dès juillet 2022
  • Création d’une pension de retraite minimal à 1 100 euros
  • Suppression de Pôle Emploi, création de France Travail

Marine Le Pen refuse tout allongement de l’âge de départ à la retraite. Petite subtilité, le départ à la retraite à 60 ans sera potential si vous disposez de 40 annuités de cotisations. La candidate Rassemblement Nationwide envisage également un système progressif pour les personnes entrées dans la vie lively après 20 ans, jusqu’à 24 ans et demi. Autrement dit, plus l’âge d’entrée dans l’emploi est bas, plus le nombre de trimestres pour accéder au taux plein est bas. Le système progressif évoluera de 160 à 168 trimestres. Si vous entrez dans la vie lively après 25 ans, il conviendra de justifier de 42 annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Voici les factors clés à retenir concernant le projet de réforme des retraites de Marine Le Pen : 

  • Age de départ légal à 62 ans
  • Possibilité de départ à 60 ans pour ceux qui ont débuté leur carrière à 20 ans
  • Création d’un minimal vieillesse à 1 000 euros

Emmanuel Macron s’est positionné en faveur du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle et crédité de 27% des voix au premier tour, le candidat LREM rompt avec une grande partie de la classe politique française, davantage favorable à un abaissement de cet âge légal de départ à la retraite. Notamment son opposante numéro un, Marine Le Pen (RN) également qualifiée pour le second tour le 24 avril prochain qui décidera du nouveau président de la République. Ce qui est sur, c’est que le candidat à sa propre réélection n’a pas de temps à perdre dans ce climat tendu de hausse des prix à la consommation. L’inflation est en hausse constante depuis plusieurs mois (+4,5% en mars sur un an). C’est pourquoi, il envisage quasiment dès sa réélection, une indexation des pensions de retraites sur l’inflation ! Et ce, dès l’automne 2022. L’âge légal serait lui donc décalé à 65 ans, et de manière progressive. Autrement dit, la première génération à partir à la retraite à cet âge là avec une retraite complète sera la génération 1969. L’objectif est de reculer l’âge de départ de 4 mois chaque année, jusqu’en 2034 ou la réforme devrait entièrement voir le jour.

Avec ce nouveau projet de réforme des retraites, l’objectif d’Emmanuel Macron en cas de réélection est de favoriser l’employabilité des séniors. Pour lui, cette mesure devrait avoir un effet mécanique. En repoussant le départ à la retraite, les plus de 55 ans auront davantage de probability de se faire embaucher, automobile disposant de plus d’années devant eux. Par cette nouvelle réforme des retraites, l’actuel chef de l’Etat entend également financer une autre mesure, la mise en place d’une retraite minimal.

Le candidat à sa propre succession nage à contre courant face aux autres candidats, mais juge cette réforme “nécessaire” sans exclure un côté “difficile” à mettre en place. Ce recul de l’âge légal pourrait permettre de financer la retraite minimal à 1 100 euros souhaitée par le camp LREM, pour toute carrière complète. Il faut prendre en compte les carrières longues, les questions d’invalidité et de pouvoir prendre en compte la réalité des métiers et des tâches pour avoir un système juste” déclarait l’actuel chef de l’Etat aux Docks de Paris jeudi dernier. Lors de son interview au micro de Léa Salamé sur France Inter le lundi 4 avril, le candidat LREM a également clarifié la scenario concernant la scenario des nouveaux embauchés : “je veux bâtir le minimum retraite à 1 100 euros. Je veux en terminer avec certains régimes spéciaux. Les nouveaux embauchés seront sur un nouveau système.” Autrement dit, un salarié de 50 ans ne devrait pas être assujetti à cette nouvelle réforme en pleine carrière, i devrait conserver son régime spécial jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite. Au contraire, un nouvel arrivant sur marché de l’emploi, oui. 

La sortie des régimes spéciaux et le recul de l’âge de départ à la retraite était un des projets phares d’Emmanuel Macron en 2017, elle n’entrera pas en vigueur en 2022. Pourtant, cette la réforme des retraites reste un enjeu fondamental de cette campagne, quel que soit le bord politique. Pour rappel, le Gouvernement avait décidé de l’activation de l’article 49.3 de la Structure pour faire passer sans vote, la fameuse réforme des retraites à l’Assemblée nationale le 29 février 2020. Une manœuvre largement décriée à l’époque, jugée comme un “déni de démocratie” par La France Insoumise. La réforme des retraites en elle-même, était également soumises à de vives critiques, encore aujourd’hui.

L’objectif preliminary était la création d’un système universel, par factors et par répartition, supprimant ainsi les régimes spéciaux (SNCF, industries électriques et gazières, RATP…). “Dès 2022, il faudra prendre des décisions claires”, avait-il déjà averti en novembre 2021. Le président de la République avait réaffirmé ces trois ambitions : instaurer un minimal de pension de retraite à 1 000 euros pour toute carrière complète au Smic, repousser l’âge légal et supprimer les régimes spéciaux. Ces derniers mois, le gouvernement était resté flou sur le devenir de la réforme des retraites, suspendue depuis mars 2020, en raison de la crise sanitaire. Outre le contexte sanitaire et l’imminence de l’élection présidentielle, la reprise du chantier des retraites se heurte à plusieurs obstacles. En premier lieu, le calendrier parlementaire, et, en deuxième lieu, l’opposition ferme des syndicats et du patronat à la reprise d’une concertation.

On oppose traditionnellement deux enjeux pour la réforme des retraites. Lors de la session citoyenne lancée entre 2019 et 2020 par l’ex-haut commissaire Jean-Paul Delevoye, un enjeu de justice sociale avait avancé par les défenseurs du projet. Le système de retraite français est actuellement composé de 42 régimes distincts : le régime général, les régimes complémentaires (Agirc-Arrco, Ircantec…), les régimes spéciaux (SNCF, RATP, industries électriques et gazières…) et les régimes autonomes (professions libérales…). A chaque régime correspond des modalités de calcul des droits à la retraite, et donc in fantastic, du montant de la pension de retraite différents. Non seulement le système est donc complexe, mais il entraîne des déséquilibres une fois à la retraite entre les pensionnés. En outre, le système actuel est jugé inadapté aux carrières actuelles, les actifs étant désormais beaucoup plus susceptibles de changer d’employeur au cours de leur vie professionnelle – et donc d’accumuler les droits à la retraite auprès de multiples régimes – ce qui accroît les risques de percevoir une pension dont le montant est erroné à la retraite.

Dernier enjeu, et pas des moindres : l’équilibre financier du système de retraite, déjà mis à mal par la crise sanitaire, et ce alors, que le nombre de retraités augmente. Selon les estimations du Conseil d’orientation des retraites, le déficit s’établit à 13 milliards d’euros en 2020, et sera inférieur à 10 milliards en 2021. Avec plus de 300 milliards de dépenses annuelles, les retraites constituent le principal poste de dépenses publiques, à 13,5% du PIB, loin devant nos voisins européens. 

Depuis le mois de juin 2021, plusieurs rapports ont été publiés, plaidant pour réformer le système de retraite. Le rapport de la fee Blanchard-Tirole estime que la réforme, adoptée en première lecture à l’Assemblée début 2020 puis suspendue, constituait “un bon point de départ”. “Un système par points est intelligible pour peu qu’il soit administré de manière transparente”, peut-on lire dans le rapport. “Il peut être le vecteur d’une unification du système, qui remédie à l’injustice induite par les régimes spéciaux, ainsi que de la transition progressive vers cet objectif”. Vous souhaitez en savoir davantage sur les pistes à l’étude ? En vérité, rien de très neuf. Consultez notre file pour en savoir plus : 

Selon une be aware confidentielle produite par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) et obtenue par le journal Challenges, certains scénarios ont déjà été chiffrés. Une hausse de la durée de cotisation, à raison d’un trimestre par an pour atteindre 176 trimestres (soit 44 ans) pour les personnes nées à partir de 1968, assurerait un rendement financier de 300 thousands and thousands d’euros en 2022 à 12 milliards d’euros en 2060. Quid d’un éventuel report de l’âge légal de départ ? Tout dépend du rythme adopté. Mais s’il consistait à le relever à 64 ans dès 2025, le rendement serait estimé à près de 18 milliards d’euros dès 2027. 

La réforme des retraites dans le projet présenté par le gouvernement après l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 avait pour objectif preliminary de créer un système universel. Il visait à faire en sorte que “chaque euro cotisé donne les mêmes droits”, quels que soient votre métier et votre statut. En clair, il impliquait une harmonisation des modalités de calcul des droits à la retraite, et donc la disparition de tous les régimes de retraite au revenue d’un seul et distinctive système – contre 42 à l’heure actuelle. 

Vos droits ne seraient plus calculés en trimestres mais avec des factors, comme c’est déjà le cas pour certains régimes tels que la retraite complémentaire de l’Agirc-Arrco (pour les ex-salariés du privé). “Chaque heure travaillée ouvrira droit à des points”, pouvait-on lire dans le projet de loi preliminary. Des factors de solidarité seraient attribués pour les périodes d’inactivité subies : chômage indemnisé, maladie, handicap et maternité. 

Remark devait-on acquérir ces fameux factors ? Un taux de cotisation distinctive – à l’exception des indépendants – devait être mis en place à 28,12% jusqu’à 120 000 euros de revenus annuels, puis une cotisation non-créatrice de droits à 2,81%. Enfin, l’intégralité de la carrière sera prise en compte, et non plus les six derniers mois pour les fonctionnaires et les 25 meilleures années pour les salariés. Dans les faits, deux valeurs doivent coexister : la valeur d’achat (le montant que vous devez cotiser pour acquérir un level de retraite) et la valeur de service (le montant par lequel vous devez multiplier le nombre de factors acquis durant votre carrière pour obtenir le montant de votre pension de retraite). 

Elle a déchaîné les passions, suscité la colère des partenaires sociaux, y compris des syndicats initialement favorables au projet. Suspendue sine die, la réforme des retraites a connu de multiples rebondissements. Linternaute.com vous suggest de revoir la chronologie de ce projet social controversé en quelques dates clés : 

  • Mai à décembre 2018 : le Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye mène des concertations avec les partenaires sociaux et une plateforme citoyenne est lancée. 
  • 18 juillet 2019 : le Haut-commissaire remet son rapport sur la réforme des retraites au Premier ministre, Edouard Philippe. 
  • 12 septembre 2019 : discours du Premier ministre Edouard Philippe devant le Conseil économique et social (Cese). Il dévoile les grands principes de la réforme, reprenant en grande partie le rapport Delevoye. 
  • Septembre à décembre 2019 : nouveau spherical de négociations sur la réforme des retraites avec les partenaires sociaux. Il porte notamment sur les mécanismes de solidarité, l’âge et la durée de cotisation, l’équilibre futur du système de retraite et le mode de gouvernance. Une nouvelle plateforme citoyenne est ouverte, et des réunions d’info sont réalisées partout sur le territoire. 
  • 5 décembre 2019 : le conflit social débute. De nombreuses professions comme les avocats, opposés à la réforme des retraites, descendent dans la rue. 
  • 24 janvier 2020 : présentation de la réforme des retraites en Conseil des ministres, composée d’un texte de loi ordinaire et d’un texte de loi organique. Le Conseil d’Etat rend un avis particulièrement critique sur le projet de loi, et notamment sur l’étude d’affect, composée d’un millier de pages. Les partenaires sociaux et l’exécutif s’écharpent sur l’épineuse query de l’âge pivot. Le gouvernement promet de lancer une conférence sur le financement du système de retraite en avril. 
  • Février 2020 : la réforme des retraites est étudiée à l’Assemblée nationale, d’abord en fee des affaires sociales, puis en séance plénière. Les oppositions multiplient les amendements pour bloquer le processus législatif. 
  • Début mars 2020 : le projet de loi est adopté grâce au 49.3. 
  • Mi-Mars 2020 : le président de la République annonce la suspension des grandes réformes, dans le contexte d’urgence sanitaire. 
  • Été 2020 : nouvellement nommé, Jean Castex indique la réforme des retraites sera maintenu. Il réclame un nouvel état des lieux des funds du système de retraite.
  •  Octobre et novembre 2020 : Le COR publie une be aware d’étape, ainsi que son rapport annuel, faisant état d’un déficit creusé en raison de la crise.
  • Juin 2021 : le COR publie un rapport sur le déficit creusé par la crise, s’établissant à 13 milliards d’euros. 
  • 6 juillet 2021 : sommet social à l’Elysée
  • 10 novembre 2021 : le président de la République, Emmanuel Macron, renonce à mettre en place une réforme des retraites d’ici la fin de son mandat.
  • 15 décembre 2021 : lors d’une émission sur TF1 “Où va la France ?”, Emmanuel Macron évoque sa imaginative and prescient des réformes à venir dont la nécessité d’une réforme du système de retraite. Il évoque désormais la possibilité d’un système avec “trois régimes” et un allongement de la durée du travail pour prétendre à la retraite.
  • Mars 2022 : Le projet de réforme des retraites d’Emmanuel Macron est abandonné, mais reste un des thèmes de campagne principaux et un enjeu fondamental de la présidentielle 2022.



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