Politics

Motivée par DiCaprio ou les fans de BTS, la jeunesse brésilienne s’engage avant la présidentielle


Les inscriptions des jeunes brésiliens sur les listes éléctorales au Brésil atteignent des information, poussées notamment par la mobilisation de personnalités locales et internationales. 

En octobre prochaine, les Brésiliens éliront leur nouveau président. Il y a quatre ans, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro avait été choisi dans un contexte d’insécurité et de scandales de corruption. Alors qu’une grande partie de la classe politique avait été discréditée, de nombreux citoyens avaient préféré s’abstenir, risquant une légère amende malgré le vote obligatoire dans le pays. Pour que cette state of affairs ne se reproduise pas, de nombreuses personnalités brésiliennes et internationales ont tout fait, ces dernières semaines, pour mobiliser la jeunesse, élément clef du scrutin qui devrait opposer le président sortant à l’ancien président Lula, du Parti des travailleurs de gauche.

Au Brésil, le vote est obligatoire à partir de 18 ans, mais les adolescents peuvent, s’ils le souhaitent participer dès 16 ans. Ce sont eux qui ont été dernièrement ciblés par de nombreuses campagnes les invitants à s’inscrire sur les listes électorales, notamment après les déclarations du Tribunal électoral supérieur indiquant que, si rien ne changeait, les prochaines élections seraient celles avec la plus faible participation des 16 et 17 ans depuis 1990, année où ce décompte a débuté.

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Parmi les stars à avoir pris half à cette mobilisation se trouve Leonardo DiCaprio , grand défenseur de la planète, fermement opposé à la politique de Jair Bolsonaro, notamment au sujet de la forêt amazonienne, de plus en plus fragile. Sur Twitter, l’acteur américain a publié de nombreux tweets, en anglais et portugais, appelant les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales. «Le Brésil est la maison de l’Amazonie et d’autres écosystèmes essentiels au changement climatique. Ce qui s’y passe est necessary pour nous tous et le vote des jeunes est la clé du changement pour une planète en bonne santé», a-t-il écrit. La déforestation en Amazonie a battu un nouveau document en avril dernier avec plus de 1000 km2 déboisés, près du double par rapport à l’an dernier.

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Leonardo DiCaprio s’est également entretenu avec la chanteuse et model Anitta, qui est elle aussi très engagée. Après le Gala du Met qui a eu lieu lundi soir à New York, elle a raconté sur Twitter avoir parlé «des heures» avec lui «de l’significance pour les jeunes de prendre leur carte d’électeur». «Nous sommes dans la dernière ligne droite. Saviez-vous qu’il en sait plus sur l’significance de notre forêt amazonienne que le président du Brésil ?», a-t-elle écrit.

«L’engagement d’Anitta envers la démocratie est une supply d’inspiration. Parler à des artistes talentueux engagés à aider à sauver la planète me donne l’espoir d’un avenir meilleur», a répondu la star hollywoodienne. Cet échange n’a pas plu du tout au président Bolsonaro, souvent comparé à Donald Trump, qui s’est lui aussi emparé de Twitter pour réagir : «Je suis content material que tu aies parlé à un acteur hollywoodien, Anitta, c’est le rêve de tout adolescente. Moi, je parle à des milliers de Brésiliens chaque jour. Ils ne sont pas célèbres, mais ils sont la boussole de nos décisions, automobile personne ne défend et n’en sait plus sur le Brésil que son propre peuple». Il a conclu sa série de tweets en s’en prenant ensuite directement à Leonardo DiCaprio : «J’espère qu’Anitta en a profité pour conseiller à Leo d’abandonner ses jets et son yacht. Ces véhicules libèrent plus de CO2 dans l’atmosphère en une journée que des dizaines de familles brésiliennes en un mois. Avant de commencer à donner la leçon, vous devez donner l’exemple. Au revoir».

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L’acteur de «Titanic» n’est sans doute pas l’distinctive star à être dans le viseur du président régulièrement accusé de racisme, de sexisme et vivement critiqué pour sa gestion du covid-19. Un autre comédien, Mark Ruffalo , s’est en effet lui aussi joint à cette mobilisation en ligne, qui semble avoir porté ses fruits. Le média brésilien «O Globo » relatait jeudi des chiffres information, calculés entre janvier et avril 2022 et annoncés par Luiz Edson Fachin, président du Tribunal électoral supérieur en cost de comptabiliser les inscriptions sur les listes électorales. Le pays a gagné 2 042 817 de nouveaux électeurs dans la tranche d’âge des 16-18 ans, soit une augmentation de 47,2% par rapport à 2018. Le nombre whole, selon le TSE, devrait être publié en juillet. «Les efforts ont dépassé tous les information. La justice électorale n’épargnera rien pour organiser des élections propres et transparentes», s’est réjoui le juriste autrefois soutien de l’ancienne présidente Dilma Rousseff. «C’était tellement agréable d’avoir joué un tout petit rôle dans la mobilisation pour la jeunesse brésilienne, qui créée une démocratie plus saine, plus vibrante et various. Nous sommes ensemble», a réagi Mark Ruffalo.

Les followers de BTS mobilisés

Les stars ne sont pas les seules à avoir donné de la voix pour cette trigger. De nombreux médias ont également rapporté le rôle necessary qu’ont joué les followers du très populaire et puissant groupe de musique sud-coréen BTS. Un rassemblement d’ARMY (le nom des followers des sept artistes), âgés de 17 à 45 ans, selon le média UOL Noticias , a créé il y a quelques années l’affiliation «Military Assist The Planet », engagée sur les questions de société. En vue de l’élection, les militants ont lancé la campagne «Take the Military Title» et ont notamment distribué aux spectateurs d’une retransmission au cinéma d’un live performance en direct de BTS, plus de 4500 petites cartes sur le modèle des cartes électorales. Avocate de 30 ans, Mariana Faciroli, citée par UOL Noticias, fait partie de ce fanclub. D’après elle, «les followers de BTS sont jeunes et très actifs sur les réseaux sociaux». Elle ajoute : «Nous n’entendons manifester ni soutien ni répulsion à aucun candidat ou élu, notamment parce que nous voulons pouvoir faire face à n’importe qui lorsque nous ne sommes pas d’accord avec la politique socio-environnementale». Parmi les actions menées pour intéresser la jeunesse, «Military Assist The Planet» a notamment réalisé des tutoriels et publié des explications claires sur la façon dont s’inscrire sur les listes. 

Les ARMY brésiliennes et brésiliens sont allés encore plus loin en projetant sur les bâtiments des 6 grandes villes brésiliennes des appels au vote, citant notamment des propos tenus par les membres de BTS eux-mêmes ou des paroles de leurs chansons : «Faites entendre votre voix», «Demain arrive mais nous sommes trop jeunes pour déjà abandonner», «Les médias et adultes disent que nous n’avons pas de pouvoir, pourquoi est-ce que vous acceptez cela». «Nous travaillons sur notre campagne en essayant d’aligner la diffusion d’informations sur la politique du second. Nous utilisons des extraits de paroles de BTS pour essayer d’atteindre notre public dans le format qu’il connaît. Nous avons remarqué une plus grande adhésion ces derniers mois», explique Mariana Facioli, cette fois-ci à Jota.data. En 2020, les followers de BTS – qui est par ailleurs lui-même engagé pour différentes causes et a prononcé plusieurs discours à l’ONU – avaient déjà montré leur activisme politique lors de campagnes présidentielles, en sabotant notamment un assembly de Donald Trump aux Etats-Unis, réservant des centaines de locations sans l’intention de s’y rendre.

D’autres organisations et associations diverses à travers le pays ont mené leurs propres actions ces derniers mois, notamment Lady Up, une affiliation composée d’adolescentes, très impliquées sur les questions qui les concernent directement. «Le plus grand pouvoir est de parler aux jeunes d’une façon que establishments ne pourraient pas faire. Cette mauvaise communication vient du fait qu’on parle des jeunes sans qu’ils soient à la desk des négociations», explique Helena Branco, responsable du programme, après y avoir passé quatre ans en tant que bénévole, à Jota.data.

Lula, qui fait la Une du «Time » cette semaine, se présente en opposant direct de Jair Bolsonaro, comptant notamment sur les votes des jeunes et des femmes. Celui qui a été condamné pour corruption puis libéré de jail pour vice de forme, affirme dans cet entretien que son adversaire a oublié «les pauvres» mais également «stimulé le racisme», qui est «déjà un problème chronique au Brésil». L’élection aura lieu le 2 octobre prochain.





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