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Partout en France, des militants écologistes veulent « résister » aux projets « injustes et polluants »


Lors de la manifestation de l’association d’activistes écologistes Extinction Rebellion, autour de la porte Saint-Denis, à Paris, le 18 avril 2022.

« Marche funèbre » à Saclay (Essonne) pour dénoncer la bétonisation de terres agricoles en Ile-de-France, blocage du chantier d’extension d’un poulailler industriel de près de 200 000 volailles à Lescout (Tarn)…

A l’appel d’une centaine de collectifs locaux et d’une quinzaine d’organisations nationales, des milliers de militants ont organisé, mardi 26 avril, une trentaine d’actions partout en France contre des projets de routes, d’autoroutes, d’extension d’aéroports, de centres commerciaux ou encore d’entrepôts d’e-commerce. La journée, baptisée « Retour sur terres », visait à dénoncer des projets « injustes et polluants soutenus pendant le quinquennat » qui s’achève.

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Au surlendemain de l’élection présidentielle, les manifestants appellent à mener la lutte écologiste et à « intensifier le rapport de pressure » au niveau native. « On ne peut plus croire aux promesses du gouvernement, comme on l’a fait lors de la conference citoyenne pour le climat ou sur la loi Climat et résilience, prévient Chloé Gerbier, cofondatrice de Terre de luttes, une affiliation créée en juillet 2021 pour appuyer les luttes locales. Nous devons agir nous-mêmes sur nos territoires pour empêcher la moindre infrastructure toxique. »

Ministère de la transition écologique visé

Les activistes ont aussi ciblé le ministère de la transition écologique, à Paris, en érigeant devant son entrée un mur de parpaings. « On ne peut pas d’un côté lancer des grandes promesses de neutralité carbone et de zéro artificialisation des terres, et de l’autre autoriser et financer ces projets polluants par centaines », avance Victor Vauquois, cofondateur de Terres de luttes. La juriste Chloé Gerbier dénonce, en outre, un amoindrissement du droit de l’environnement et un allégement des procédures d’info et de participation du public sur les projets d’aménagement lors du dernier quinquennat.

Regrettant « la méthode employée », le ministère de la transition écologique guarantee que « le gouvernement s’est pleinement engagé dans la lutte contre l’artificialisation des sols », en inscrivant notamment cette obligation dans la loi Climat et résilience et en abandonnant des projets « jugés contraires à nos objectifs écologiques », comme Europacity dans le Val-d’Oise, l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), la vente du website d’AgroParisTech à Grignon, le terminal T4 de Roissy, ou la mine Montagne d’Or en Guyane. Les militants, eux, arguent de la poursuite, voire de la multiplication, des projets routiers, d’entrepôts d’e-commerce ou de fermes usines.

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