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Pas de poursuites après la mort d’un Afro-Américain tué par un policier à Minneapolis


Des manifestants défilent en mémoire d’Amir Locke, le 5 février 2022 à Minneapolis, aux Etats-Unis.

Le procureur du Minnesota a annoncé, mercredi 6 avril, qu’il renonçait à poursuivre le policier accusé d’avoir tué un Afro-Américain lors d’une perquisition à Minneapolis en février, estimant qu’il n’y avait pas assez de preuves démontrant que l’agent avait enfreint la loi. « Après une étude minutieuse de tous les éléments disponibles, (…) il n’y a pas assez de preuves admissibles pour déclencher des poursuites judiciaires dans cette affaire », a défendu dans un communiqué le procureur, Keith Ellison.

Par la voix de son avocat Ben Crump, la famille du jeune homme s’est dite « profondément déçue » par la décision du procureur, estimant que « la mort tragique » d’Amir Locke « n’aurait jamais dû arriver ». L’avocat a annoncé des poursuites au civil dans cette affaire.

Amir Locke, 22 ans, avait été abattu le 2 février au petit matin par un policier, agissant avec un mandat d’arrêt dit no knock (« sans frapper à la porte »), émis dans le cadre d’une enquête pour murder, dans un appartement de cette métropole du nord des Etats-Unis qui reste traumatisée par le meurtre de George Floyd en mai 2020. Après le drame, la famille avait dénoncé une « exécution », accusant les brokers de n’avoir « laissé aucune probability » à leur fils.

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Un drame survenu en moins de neuf secondes

Une vidéo diffusée par les forces de l’ordre quelques jours après sa mort montre des brokers entrer avec une clé, puis s’annoncer bruyamment. Amir Locke, endormi sur le canapé du salon, s’agite alors sous sa couette, saisit un pistolet et se redresse légèrement. Des coups de feu résonnent. Le tout dure moins de neuf secondes.

« Il n’y a aucune preuve que [Amir Locke] était un suspect ou qu’il avait l’intention de faire du mal au policier » en prenant son arme, a expliqué M. Ellison lors d’une conférence de presse. Mais d’autres vidéos enregistrées par les caméras-piétons des autres policiers présents ont montré que l’arme « était pointée en path du policier » qui a tiré les coups de feu, a-t-il dit.

C’est « une scenario qui fend le cœur », dans laquelle « un jeune homme est mort », mais « on ne peut pas juger quelqu’un parce que le public le souhaite », a souligné le procureur, qui est Afro-Américain.

Ces mandats dits no knock ont été impliqués dans plusieurs dossiers de violences policières contre la communauté noire dans le pays et le Minnesota avait restreint leur utilization après les grandes manifestations de l’été 2020.

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, avait annoncé juste après le drame la suspension immédiate de ce kind de mandats dans sa ville.

Le Monde et AFP



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