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Pass vaccinal : Castex attendu à l’Assemblée mercredi, comme le réclamait l’opposition




Le Premier ministre Jean Castex va se rendre mercredi après-midi devant l’Assemblée nationale, où l’examen du projet de loi sur le pass vaccinal piétine après les propos controversés d’Emmanuel Macron, a appris l’Agence France-Presse de sources parlementaires et gouvernementales. La séance a repris à 15 heures au Palais-Bourbon et a été aussitôt suspendue, à la demande du ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau, après une nuit mouvementée durant laquelle l’opposition a fustigé les propos d’Emmanuel Macron qui a dit vouloir « emmerder les non-vaccinés ». Et la venue de Jean Castex a été réclamée.

Devant les sénateurs, mercredi après-midi, Jean Castex a vilipendé une « infime minorité » de Français refusant la vaccination, qui selon lui « fracture la nation », appuyant ainsi la sortie polémique d’Emmanuel Macron. « Qui outrage la nation ? Qui fracture la nation ? Qui conduit les soignants dans nos urgences à faire des choix éthiques dramatiques ? Eh bien, c’est une infime minorité », a lancé le Premier ministre lors des questions au gouvernement au Sénat. « Être citoyen, c’est aussi avoir des devoirs », a insisté le chef du gouvernement en appelant à « responsabiliser nos concitoyens ».

« C’est un outrage de trop »

Le locataire de Matignon a été interpellé en début de séance par le président des sénateurs LR Bruno Retailleau, puis celui du groupe centriste Hervé Marseille, devant un hémicycle échauffé par les propos du chef de l’État tenus la veille dans Le Parisien. «  Aucune urgence sanitaire ne justifie des propos d’une telle brutalité, d’une telle indignité », a notamment tempêté Bruno Retailleau en épinglant la « violence verbale » du chef de l’État. « Ce n’est pas un dérapage de plus, c’est un outrage de trop », a-t-il jugé. « Le président est normalement celui qui garantit l’union nationale, […] l’homme du rassemblement », a pour sa part souligné Hervé Marseille en demandant à Jean Castex si la politique sanitaire du gouvernement avait évolué, passant du triptyque « tester, tracer, isoler, à ennuyer les Français ». 

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