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Pécresse en visite nocturne dans les quartiers nord de Marseille




À dix jours du premier tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse entend se démarquer avec sa fermeté sur le régalien. Pour ce faire, la candidate des Républicains se rend là où ne l’attend pas forcément. Jeudi 31 mars au soir, elle a ainsi fait une visite nocturne des quartiers nord de Marseille. Son objectif ? Affirmer, près de factors de trafic de drogue, sa volonté d’une « impunité zéro ». « À un second il faut sanctionner, il faut l’impunité zéro, que la République soit chez elle », a-t-elle affirmé à des journalistes à l’challenge d’une visite lors de laquelle elle était accompagnée de ses gardes du corps et de quelques membres de son équipe de campagne.

Peu après 23 heures, Valérie Pécresse s’est d’abord rendue à la cité de la Bricarde, dans le 15e arrondissement, où un homme avait été blessé par balles dimanche près d’un level de deal. Mais ce « plan stup au pied des excursions, qu’elle comptait approcher, avait été déserté peu avant son arrivée.

Valérie Pécresse s’inquiète de « l’impuissance publique »

La candidate s’est ensuite rendue à la cité de La Paternelle, dans le 14e arrondissement, non loin de braseros allumés à l’entrée du quartier, sur un autre level de vente de stupéfiants, où des silhouettes invisibles lançaient des cris d’alerte. « Il y a des check-points dans la République », a-t-elle déploré, en s’inquiétant d’une « impuissance publique ». « C’est tout un dispositif très professionnel, avec un premier lanceur d’alerte et une série de contrôles pour arriver au deal en lui même », lui a expliqué le sénateur LR des Bouches-du-Rhône Stéphane Le Rudulier, un de ses accompagnateurs. « On a affaire à des gens qui ont des moyens colossaux, qui font entre 30 000 et 90 000 euros par jour et utilisent les jeunes comme chair à canon », a expliqué un représentant syndical FO, au commissariat du 15e arrondissement, où la candidate s’est ensuite rendue pour rencontrer les forces de l’ordre.

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Assurant qu’« on ne peut pas laisser des territoires aux mains des caïds et de la violence », Valérie Pécresse a estimé que les forces de l’ordre « font un travail colossal » : « Mais ça manque d’effectifs, de vidéoprotection et de sanction », a-t-elle ajouté, avant de plaider pour la building de locations de jail et la mise en place d’un « plan d’urgence pour la justice ».

La candidate LR, distancée dans les sondages, a critiqué au passage Emmanuel Macron sur ce thème de la sécurité : « Il est venu deux fois à Marseille, il a dit que ça allait changer, que la République serait partout chez elle, et la République n’est pas partout chez elle ». Valérie Pécresse devait poursuivre sa visite vendredi sur le thème régalien en visitant un centre de sécurité et en échangeant avec des forces de l’ordre.




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