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pourquoi cette date en France et le 9 mai en Russie ?




8 MAI. Alors qu’on célèbre en France la capitulation de l’Allemagne nazie ce 8 mai 2022, il est query depuis plusieurs jours du 9 mai 2022 en Russie, en marge de la crise internationale. Pourquoi les Russes ne fêtent pas la fin de la Seconde guerre mondial en Europe le même jour ?

[Mis à jour le 8 mai 2022 à 00h57] Ce dimanche 8 mai, la France et une massive partie de l’Europe célèbrent l’anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie, en 1945, à la fin de la Seconde guerre mondiale. Pourtant cette date n’est pas admise dans tous les pays qui ont lutté contre Hitler et ses troupes lors de ce conflit qui aura fait plus de 60 thousands and thousands de victimes. En Russie notamment, alors que la guerre en Ukraine fait toujours rage, les commémorations de la chute du nazisme se feront le lundi 9 mai. Et Vladimir Poutine entend en faire une démonstration de sa puissance militaire avec des défilés dans une trentaine de villes, dont Moscou. De quoi faire parler de l’événement bien au-delà des frontières de la Russie.

Mais pourquoi la Russie célèbre la capitulation de l’Allemagne nazie le 9 mai et pas le 8 mai ? La raison est une fois encore très politique et est liée aux prémices de la guerre froide dont nous constatons toujours les conséquences aujourd’hui, au coeur du continent. Alors que les Américains ont accepté lors de la conférence de Yalta de laisser la capitale allemande à la Russie, les troupes de Joukov ont pénétré dans Berlin dès la mi-avril 1945. Très vite ce qui reste du IIIe Reich est pris à la gorge. Adolf Hitler, acculé dans son bunker, se suicide le 30 avril 1945. Le Reichstag, objectif principal des troupes russes, est pris quelques heures après la mort du Führer. Une période de flottement s’installe début mai dans une Allemagne exsangue, dirigée désormais par Karl Dönitz, nommé président du Reich et par un gouvernement brièvement chapeauté par Goebbels. Le premier est partisan d’une reddition des troupes allemandes, le second un jusqu’au-boutiste qui tentera brièvement de négocier un armistice avant de se suicider à son tour avec femme et enfants.

Avant le 8 mai, Karl Dönitz accélère les pourparlers avec les Alliés, mais préfère se rendre aux Américains à l’ouest et au sud de Berlin, pour éviter aux prisonnier allemands de se trouver entre les mains des Soviétiques. Un premier compromis, qui prévoit une paix séparée avec les Américains d’un côté et les Russes de l’autre, est retoqué par les Occidentaux qui exigent une capitulation globale et inconditionnelle. Après avoir tenté de ramener le most de troupes sur les territoires occupés par les Américains, Karl Dönitz se résout finalement à céder à leurs exigences. C’est dans ce contexte que sera signé, le 7 mai 1945, à 2h41 du matin, un premier doc de capitulation dans une salle du Collège method et moderne de Reims, qui était alors le QG des forces alliées. Ce dernier porte la signature du général allemand Alfred Jodl, envoyé par Dönitz.

Mais à Moscou, Staline est mécontent de cette première capitulation et en exige une deuxième, signée cette fois le 8 mai 1945, à Karlshorst, près de Berlin et en présence de hauts-représentants soviétiques. C’est même le Commandant suprême de l’Armée rouge, Gueorgui Joukov, qui préside à la signature face à Wilhelm Keitel, commandant suprême des forces armées allemandes. L’acte de capitulation entre en vigueur le 8 mai, à 23h01, heure de Berlin. Mais à Moscou, il est alors 01h01, au matin du 9 mai 1945. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui encore, c’est le 9 mai qui est célébré comme le jour de la capitulation allemande en Russie, soit un jour plus tard que dans la majorité des pays occidentaux.

  • Déroulé de la commémoration nationale : Le président de la République a rendez-vous dans le centre de Paris : dépôt de gerbe au pied de la statue parisienne du général de Gaulle place Clémenceau dans le 8e arrondissement de Paris, puis remontée des Champs-Elysées avec l’hymne nationwide place de l’Etoile et passage en revue des troupes. La cérémonie de commémoration se termine avec un hommage face à la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. Arborant le bleuet de France à la boutonnière, le chef de l’État dépose une gerbe de fleurs devant la tombe du Soldat Inconnu. “Le Chant des Partisans” est interprété par le chœur de l’armée française, puis le chef de l’État signe le livre d’or de la flamme du Memento, avant de saluer les anciens combattants et responsables de l’État-major. 
  • Les monuments aux morts des villes et villages de France sont également au cœur des commémorations du 8 mai 1945, correspond à la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, avec la reddition pure et easy des armées allemande face aux Alliés. Dans l’ensemble des départements métropolitains ainsi que dans les territoires ultramarins, les Préfets et Hauts-Commissaires de chaque département déposent au monument aux morts une gerbe pour pour respecter le devoir de mémoire. Les maires aussi sont autorisés à aller déposer une gerbe de fleurs au monument aux morts de leur commune.

Si le 8 mai 1945 est une date importante dans l’Histoire de France, pour certains, il s’agit avant tout d’un jour férié. Au programme, jardinage, balade en famille, pique-nique entre amis et pourquoi pas emplettes dans les grands magasins, qui pour la plupart, restent encore ouverts même le dimanche, contrairement au 1er mai obligatoirement chômé. Comme lors de la majorité des jours fériés, les adeptes du buying peuvent en effet vaquer sans problème à leur loisir. Supermarchés ou encore magasins de bricolage, découvrez-les dans la liste ci-dessous :

Le 8 mai a été adopté comme le jour de commémoration de la capitulation de l’Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, la réalité est nettement plus complexe. D’abord parce que cet événement ne marque la fin de la Seconde Guerre mondiale qu’en Europe, le conflit se poursuivant encore pendant quatre mois dans le Pacifique, entre le Japon et les Etats-Unis. Ensuite parce que différents actes de capitulation ont été signés à différents moments entre le 7 et le 9 mai, selon le référent temporel choisi.

Dans tous les cas, le début du mois de mai 1945 marque l’effondrement du Troisième Reich. Le 30 avril, Adolf Hitler se suicide dans son bunker de la chancellerie, tandis que les soldats soviétiques sont dans Berlin. Joseph Goebbels tente de prendre contact avec les Alliés afin de signer un armistice. Incapable d’établir le lien et refusant une capitulation sans situation, il se donne la mort avec son épouse et ses enfants le 1er mai. Le lendemain, la Bataille de Berlin s’achève avec la capitulation du général allemand Helmuth Weidling et des hommes chargés de la défense de la capitale. Du 4 au 6 mai, l’ensemble des forces nazies restantes (aux Pays-Bas, en Allemagne du Nord, au Danemark, en Bavière, à Breslau) se rendent aux Alliés. Herman Göring, le plus haut dignitaire nazi vivant, se livre aux autorités américaines à la frontière germano-autrichienne.

Il y a en réalité deux paperwork de capitulation : la première capitulation du 7 mai 1945, à Reims, et la deuxième capitulation du 8 mai 1945, à Berlin. Le grand-amiral Karl Dönitz a été nommé président du Reich par Hitler dans son testomony. A la tête d’un gouvernement provisoire du Reich, il tente de négocier une série de redditions partielles face aux alliés occidentaux, afin de pouvoir continuer le fight à l’est contre les troupes soviétiques. Les Américains refusent le compromis. Le général allemand Alfred Jodl, envoyé par Dönitz, signe la capitulation le 7 mai à 2h41 du matin. Ce second historique a eu lieu dans une salle du Collège method et moderne de Reims, qui était alors le QG des forces alliées.

Seulement, cette signature n’est pas du goût de Staline, qui regrette l’absence de hauts-représentants soviétiques lors de cette signature. Une seconde capitulation est organisée le 8 mai dans la soirée à Karlshorst, près de Berlin. Cette fois, c’est le Commandant suprême de l’Armée rouge, Gueorgui Joukov, qui préside à la signature. C’est Wilhelm Keitel, commandant suprême des forces armées allemandes, qui signe la capitulation. Elle rentre en software à 23h01 le 8 mai. A l’heure de Moscou, cette heure correspond au 9 mai à 01h01 du matin. Aujourd’hui, c’est le 9 mai qui est célébré comme le jour de la capitulation allemande en Russie.

Officiellement, le nom du jour férié correspondant au 8 mai est “Victoire de 1945”. L’utilisation du mot armistice, comme dans l’expression “armistice de 1945”, que l’on trouve sur certains calendriers, n’est pas correcte. En effet, un armistice est une conference signée par des gouvernements. Elle met fin à un conflit armé en temps de guerre, mais ne met pas fin à l’état de guerre. C’est ce sort de doc qui a été signé le 11 novembre 1918 dans le wagon de Rethondes, démarrant un cessez-le-feu et les négociations qui aboutiront au Traité de Versailles, signé par l’Allemagne et les Alliés. En 1945, il s’agit bel et bien d’une capitulation du Troisième Reich. En effet, il s’agit d’une reddition pure et easy d’un belligérant, de la fin des combats et de l’état de guerre. D’où l’appellation “victoire de 1945” et non “armistice de 1945”.

Revivez le débarquement de 1944, la libération de Paris et la libération de la France, la découverte par les soviétiques du camp d’Auschwitz et les derniers jours d’Adolf Hitler en photographs. 

Le 8 mai 1945, à 15 heures, les cloches sonnent pour marquer la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Le général de Gaulle annonce lui même la capitulation allemande dans une allocution radiophonique. Partout en France, des scènes de joies accompagnent le 8 et le 9 mai, qui sont exceptionnellement des jours fériés pour célébrer la défaite de l’Allemagne nazie. Il reste alors des soldats allemands dans l’Hexagone (autour des ports de Dunkerque, Lorient ou Saint-Nazaire, notamment). La query des commémorations se pose très vite. Gouvernement et anciens combattants hésitent entre l’établissement d’une date distinctive – destinée à célébrer les victoires de 1918 et 1945 – et la mise en place d’une cérémonie spécifique à la Seconde Guerre mondiale.

La loi n°46-934 du 7 mai 1946 fixe au 8 mai (si c’est un dimanche) ou au dimanche suivant cette date les commémorations de la victoire de 1945. Le 8 mai était jusqu’alors associé à la fête de Jeanne d’Arc (voir plus loin). C’est en 1953 que le 8 mai devient réellement un jour férié institué, au même titre que le 11 novembre, quel que soit le jour de la semaine où il tombe. En 1959, un décret cherchant à limiter le nombre de jours chômés renvoie les Français au travail. Et en 1975, le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, retire tout caractère officiel à la date. Son geste cherche à marquer la réconciliation franco-allemande, mais irrite de nombreux anciens combattants. C’est finalement François Mitterrand qui redonne au 8 mai son caractère de jour férié. La loi n°81-893 du 2 octobre 1981 rajoute cette journée à la liste des jours chômés dans le code du travail. Ce jour n’est pas célébré en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou en Allemagne.

Si ce “128e jour de l’année” (ou 129e, en cas d’année bissextile) provoque souvent l’un des “ponts” du mois de mai (avec le 1er mai ou l’Ascension), permettant de rallonger considérablement les week-ends des salariés, des indépendants ou des fonctionnaires, cette année, le 8 mai tombe un dimanche. Il faudra attendre 2023 pour que le week-end de trois jours fasse son grand retour, puisque le 8 mai sera un lundi. Toutes les informations sur l’origine, l’histoire et la signification du cette date symbolique ci-dessous.

La journée du 8 mai est également une journée du memento essentielle dans les relations franco-algériennes. C’est en effet le 8 mai 1945 que démarrent les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, dans une Algérie alors colonisée par la France. Le drame démarre le 8 mai. Une manifestation de nationalistes algériens, réclamant l’indépendance de leur pays, est organisée en marge d’un cortège célébrant la victoire des Alliés. Ils réclament notamment la libération de leur chef – Messali Hadj – chef du PPA (Parti Populaire Algérien), emprisonné par les autorités françaises. Celles-ci exigent que les manifestants ne portent ni armes, ni drapeau algérien.

Lors de la manifestation, dans la ville de Sétif, un jeune scout musulman brandit un drapeau algérien au cœur d’un quartier très majoritairement peuplé par une inhabitants d’origine européenne. La police tente de retirer le drapeau et des tirs éclatent entre manifestants et policiers. Un jeune homme de 26 ans, drapeau algérien à la primary, est abattu par un policier. La panique et la confusion s’accroissent alors que musulmans indigènes et populations d’origine européenne échangent des coups de feu. Le bilan dépasse les 20 morts de chaque côté. A Guelma, la police tire, tuant un manifestant. Dans les campagnes, des émeutes à l’encontre des populations d’origine européenne éclatent : 102 personnes sont tuées. Le gouvernement, mené par le général de Gaulle, envoie l’armée sur place. La répression – qui dure jusqu’au 22 mai – est horrible : exécutions sommaires, bombardements de villages, cérémonies de “soumission” au drapeau français. Le bilan officiel établi par les autorités françaises fait état de 1 000 morts. En réalité, le bilan serait cinq à dix fois supérieur selon les historiens.

Le 8 mai est également la date de la fête de Jeanne d’Arc. C’est en effet le 8 mai 1429 qu’une armée, menée par Jeanne d’Arc, est parvenue à délivrer la ville d’Orléans, assiégée par les Anglais. Chaque année, les fêtes johanniques d’Orléans célèbrent cet événement, culminant avec un grand défilé dans les rues du centre-ville le 8 mai. La région Centre-Val de Loire et la mairie de la ville ont demandé en 2015 l’intégration de ces festivités dans le patrimoine immatériel de la France, avant d’envisager une demande de classement à l’Unesco.

Dans un style différent, le 8 mai est également un jour clé pour la droite nationaliste française. Au début du XXe siècle, l’extrême-droite, menée par l’Motion française, organise son rassemblement le 8 mai devant la statue de Jeanne d’Arc à Paris. Dans les années 1970, le Entrance nationwide participe à ces cortèges, avant d’en prendre le management. C’est d’ailleurs Jean-Marie Le Pen qui décide de déplacer cette manifestation annuelle du 8 mai au 1er mai en 1988 : il s’agissait alors de tenir un assembly pour peser sur l’entre-deux excursions de l’élection présidentielle. Depuis, le rassemblement organisé par le Entrance nationwide proceed de se tenir le 1er mai. D’autres groupes d’extrême-droite continuent, pour leur half, de défiler le 8 mai. 



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