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Présidentielle : Zemmour avec « la France qui se lève tôt » à Rungis




Pour Éric Zemmour, il y a « la France qui se lève tôt » et « la France qui se gave dans notre dos ». Vendredi 1er avril au petit matin, le candidat d’extrême droite s’est rendu au marché de gros de Rungis (Val-de-Marne) pour louer les travailleurs français et pointer du doigt Emmanuel Macron et la polémique McKinsey. Après une première huître à 4 h 40 puis l’incontournable découpe de la tête de veau, le candidat à la présidentielle s’est arrêté devant les caméras pour défendre l « la France des travailleurs du matin » et l’opposer à « la France des assistés et des profiteurs ».

Imitant Nicolas Sarkozy qui a loué « la France qui se lève tôt » tout au lengthy de la campagne présidentielle de 2007, le candidat d’extrême droite a salué vendredi « la France qui se lève tôt contre la France qui se gave dans notre dos ». Comme il le fait depuis plusieurs jours, à l’instar des autres opposants à Emmanuel Macron, il a repris ses critiques sur le giant recours du gouvernement aux cupboards de conseil durant le quinquennat, notamment le cupboard américain McKinsey. « C’est révélateur de l’état d’esprit d’Emmanuel Macron » qui travaille avec ses « copains » et c’est, selon Éric Zemmour, une « soumission aux États-Unis ». Le candidat de Reconquête ! a de nouveau relativisé sa mauvaise passe dans les sondages en invoquant un « vote caché » en sa faveur.

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Un « Allah akbar » lancé

S’est-il trompé en axant sa campagne sur des propositions radicales contre l’immigration plutôt que sur le pouvoir d’achat, comme le fait sa rivale du RN Marine Le Pen ? « Il y a ce qu’il y a dans l’actualité » et ce qu’il y a pour « l’éternité. Je me bats pour que l’histoire de France puisse continuer » et que « la France reste la France », a-t-il réaffirmé. Le candidat s’est entretenu avec des professionnels, enchaînant les selfies. Des salariés ont marqué leur désapprobation, l’un lançant un « Allah akbar » goguenard pendant que d’autres défendaient une France « bleu blanc rouge multicolore » ou demandaient au candidat de « laisser [leurs] enfants tranquilles ».

Au stand des abats, un travailleur malien, Mohamed Dantioko, a dialogué avec Éric Zemmour pour s’opposer à son programme. « Je lui ai dit que je n’étais pas d’accord. Avec lui, tous les problèmes de la France se résument à l’immigration. Il veut renvoyer des chômeurs étrangers au bout de six mois, c’est injuste », a expliqué Mohamed Dantioko à l’AFP. Éric Zemmour a souligné qu’il n’a pas de problèmes avec « les immigrés qui travaillent ». « Nous les étrangers, on est des travailleurs », lui a lancé un salarié au pavillon des viandes.

Une « complaisance » médiatique envers Marine Le Pen ?

Concluant sa visite de Rungis par un petit-déjeuner avec la presse, il a assuré qu’il y avait eu une « logique médiatique » pour « pousser Marine Le Pen », durant cette campagne, avec « bienveillance » et « complaisance ». « Mais Macron a sifflé la fin de la récré. Il vous a sommés de rediaboliser Marine Le Pen », a ajouté Éric Zemmour devant les journalistes, alors que les sondages se resserrent en cas de second tour entre la candidate RN et le président sortant, à neuf jours du premier tour de la présidentielle.

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