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réélu président, un gouvernement à former et des législatives à remporter




MACRON. Elu pour un second mandat de président de la République, Emmanuel Macron doit d’ici quelques jours nommer son nouveau Premier ministre. Le chef de l’Etat doit aussi s’organiser en vue des législatives pour s’assurer l’obtention d’une majorité parlementaire.

14:11 – Julien Denormandie, en tête de liste pour devenir Premier ministre ?

Julien Denormandie est un des deux ministres avec Elisabeth Borne pressentis pour être nommé Premier ministre selon les bruits de couloirs relayés par le Canard enchaîné. En Macronie, le ministre de l’Agriculture est connu comme “le seul pour qui Emmanuel Macron dit avoir des sentiments de l’ordre de l’affection paternelle ou fraternelle”, une proximité qui vaudrait au jeune politique d’accéder à Matignon ? L’hypothèse est exclue par certains proches du gouvernement comme François Bayrou qui estime que le ministre “manque d’expérience politique” quand d’autres avancent que “l’actuel ministre de l’Agriculture est considéré comme trop ressemblant à Macron”. Au contraire d’autres misent sur la nomination de Julien Denormandie et Libération juge que la propulsion du ministre à Matignon lui permettrait d’acquérir l’expérience nécessaire pour une éventuelle élection présidentielle en 2027.

13:50 – Manuels Valls présent à la soirée électorale, la macronie shock

Il a créé la shock. Malgré sa discrétion, Manuel Valls a été aperçu assis au premier rang aux côté des plus proches soutiens d’Emmanuel Macron comme le Premier ministre Jean Castex ou le patron du MoDem François Bayrou pendant le discours d’Emmanuel Macron au Champs de Mars. La présence de l’ancien Premier ministre et député sous LREM n’était pourtant pas du goût de tous les macronistes visiblement non informés de cette invitation. Accusé de s’être incrusté, Manuel Valls a répondu à Libération qu’il “[se rend] rarement dans des lieux où [il n’est] pas invité”. Selon le journal, il y a peu de likelihood pour que le retour de Manuel Valls s’accompagne de la nomination de ce dernier au gouvernement.

13:22 – La célébration de la victoire de Macron à la Lanterne jugée “malvenue”

Entre un événement au Champs de Mars avec une ambiance située à mi-chemin entre une soirée électorale et une boîte de nuit et un fin de soirée en petit comité à la Lanterne à deux pas du Château de Versailles, le programme d’Emmanuel Macron hier soir n’a pas convaincu tout le monde. L’ambiance au Champ de Mars a d’abord interrogé certains militants et journalistes faisant état d’un manquer de liesse autour de l’arrivée et du discours du candidat mais c’est surtout la deuxième partie de soirée qui déçoit. Emmanuel Macron s’est rendu à la résidence de la Lanterne en compagnie de ses proches pour une soirée et un lendemain de victoire annoncé comme plutôt “calme”. sur BFMTV, le rédacteur en chef de Regards Pierre Jacquemain a déploré ce choix : “Normalement, le soir d’un second tour, il devrait aller faire un bain de foule, rencontrer des gens, aller au moins saluer ses sympathisants”. La journaliste Nora Hamadi a jugé le comportement “malvenu” avant que l’éditorialiste politique de BFMTV, Amandine Atalaya ne termine sur un ton réprobateur : “Emmanuel Macron, c’est un peu sa définition: il fait ce qu’il veut, quand il veut, comme il le veut”.

12:57 – L’école et l’écologie, thèmes “centraux” pour Jean-Michel Blanquer

Sur le plateau de Bruce Toussaint ce matin l’actuel ministre de l’Training nationale, Jean-Michel Blanquer a botté en touche sur son avenir au sein du gouvernement. Ne préférant pas s’avancer, il a préféré insister sur la nécessité de poursuivre les politiques en matière d’éducation. L’école determine parmi les “priorités” affichées par Emmanuel Macron lors de sa campagne comme l’a été l’écologie à quelques jours du second tour. Sur ce level, Jean-Michel Blanquer a indiqué qu’il s’agira d’un thème “central” du prochain quinquennat.

12:38 – Un système politique ternaire non souhaitable selon Jean-Michel Blanquer

Alors que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon s’imposent comme les deux autres blocs du paysage politique français face à Emmanuel Macron, les rapports de drive et l’équilibre politique pourraient être bouleversés. “Il n’est pas souhaitable d’avoir un système ternaire”, a déclaré Jean-Michel Blanquer sur BFMTV ce matin conscient des risques que cela engendre pour la majorité présidentielle. “Il y a des radicalités, elles sont bien présentes. Néanmoins entre eux et nous, il y a différents éléments du spectre. Il est souhaitable d’avoir une gauche de gouvernement et une droite de gouvernement”, a poursuivi le ministre de l’Training.

12:20 – Moins deux hundreds of thousands de voix en cinq ans pour Emmanuel Macron

Si on se penche sur les résultats de la présidentielle 2022, plusieurs données nuancent la victoire d’Emmanuel Macron. A l’challenge du scrutin le verdict est le même qu’en 2017 mais l’écart s’est nettement réduit entre les deux candidats, Emmanuel Macron a notamment perdu deux hundreds of thousands de voix par rapport à sa première victoire en 2017. Signe que le “front républicain” s’effrite et qu’il est apparu comme la meilleure voie à suivre à moins d’électeurs, notamment ceux dont il a perdu la confiance et l’adhésion au cours de son mandat.

12:08 – Un nouveau Premier ministre nommé le 2 mai

“Si les Françaises et les Français me font confiance, Jean Castex sera toujours à mes côtés la semaine prochaine”, a déclaré Emmanuel Macron le 22 avril à Figeac dans le Lot. La semaine suivant les résultats de la présidentielle est effectivement un second de transition aussi la démission de Jean Castex et de son gouvernement ne devrait intervenir qu’en fin de semaine, après la proclamation des résultats définitifs. Le nouveau Premier ministre devrait quant à lui être nommé le 2 mai. Une date qui permet une transition rapide et efficace mais surtout qui laisse le temps au prochain locataire de Matignon de faire campagne pour les législatives.

11:58 – Une investiture entre le 27 avril et 13 mars pour Emmanuel Macron

Emmanuel Macron se lance déjà dans la bataille des législatives et a parmi ses premières missions la responsabilité de nommer un nouveau Premier ministre, avec ces priorités politiques la cérémonie d’investiture est reléguée au second plan. Choix peu étonnant compte tenu de la reconduction du chef de l’Etat dans ses fonctions, la cérémonie sera d’ailleurs “réduite au minimum” selon le Conseil constitutionnel. Elle se tiendra entre le 27 avril, jour de proclamation des résultats définitifs, et le 13 mai, date officielle de la fin de premier mandat d’Emmanuel Macron, dans la salle des fêtes du Palais selon Le Monde. Un discours de Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel suivi d’une prise de parole d’Emmanuel Macron sont prévus. Suivront ensuite les premiers déplacements officiels du président réélu.

11:42 – Emmanuel Macron investi dans la campagne des législatives

Selon les informations de Franceinfo, Emmanuel Macron jouera un rôle actif dans la campagne des législatives puisqu’il entend lui-même valider les candidats de la majorité présidentielle. Une fois choisis, les 577 candidats se réuniront ensuite comme en 2017 et il faudra étudier les possibles alliances avec les autres forces politiques comme le parti d’Edouard Philippe, Horizons ou encore quelques candidats des Républicains selon l’apparente volonté de Nicolas Sarkozy.

11:27 – Les Français plus favorables à une cohabitation au second mandat de Macron ?

Selon une seconde étude cette fois signée OpinionWay poar CNews et Europe 1, 63% des Français souhaitent qu’Emmanuel Macron “ne dispose pas d’une majorité et soit contraint à une cohabitation” pour son deuxième quinquennat, au contraire 35% espèrent qu’il “dispose d’une majorité à l’Assemblée nationale et puisse mener sa politique.” Les électeurs de gauche, notamment de Jean-Luc Mélenchon (77%) et de Yannick Jadot (63%) sont nombreux à se dirent contre l’obtention d’une majorité par Emmanuel Macron mais ce sont les soutiens de l’extrême droite qui sont les plus favorables à une cohabitation : 95% pour les électeurs de Marine Le Pen et 84% pour ceux d’Eric Zemmour.

11:18 – La moitié des Français espère une défaite d’Emmanuel Macron aux législatives

Au lendemain de la victoire présidentielle d’Emmanuel Macron, Ipsos Sopra Stéria pour France TV indique que 56% des électeurs sondés après la victoire du président sortant souhaitent qu’Emmanuel Macron perde les élections de juin et n’obtienne pas de majorité. Parmi les 44% favorables à une victoire de La République en Marche et de ses alliés, 24% font ce choix “par cohérence” et jugent qu’il est préférable de voir une majorité soutenant le président et d'”éviter une cohabitation”.

10:59 – Richard Ferrand : “Je ne crois pas qu’il y ait 40% des Français” à l’extrême droite

Pour Richard Ferrand, les 41% des suffrages remportés par Marine Le Pen sont pour une half des vote d’opposition à Emmanuel Macron plus que des votes d’adhésion à l’extrême droite. “Aussi vrai que je crois que les propositions de Marine Le Pen étaient des propositions d’extrême droite, je ne crois pas une demi-seconde qu’il y ait 40% des Français qui se situent à l’extrême droite”, a-t-il lancé sur France Inter. Drôle de remarque pour un soutien d’Emmanuel Macron qui se révèle finalement être une manoeuvre pour s’adresser aux électeurs “insatisfaits qui souhaitent un changement dans la vie politique et en réponse le président de l’Assemblée national évoque une piste d’améliorations pour la prise en compte de l’avis des Français : “Lorsqu’un texte qui touche fortement la vie des Français vient à l’Assemblée nationale, il faut que les députés aillent, comme on fait une tournée électorale, si je puis dire, discuter avec les Français et expliquer pourquoi on veut faire ce texte”.

10:35 – Et si Mélenchon devenait l’opposant numéro un à l’Assemblée nationale ?

Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon mettent le cap sur les élections législatives en espérant obtenir une majorité à l’Assemblée nationale. Dans le camp d’Emmanuel Macron on commence à s’inquiéter au sujet d’une victoire de l’Insoumis car les législatives ont pour habitude de voir les partis tisseurs d’alliance l’emporter or Jean-Luc Mélenchon oeuvre à rallier les partis de gauche derrière lui depuis le premier tour de la présidentielle. “Si Mélenchon réussit son coup d’unir la gauche autour de lui, il devient notre opposant numéro un”, redoute un ministre dans les colonnes du Figaro. En plus d’être une difficulté politique, le scénario présente aussi le risque d’une non-représentation du scrutin d’avril selon un proche du chef de l’Etat : “On risque d’avoir un gros problème: une opposition principale d’extrême gauche, alors que l’extrême droite a atteint plus de 40% des voix à la présidentielle”.

10:25 – LFI entend “battre tranquillement Emmanuel Macron” aux législatives

La France insoumise a les yeux tournés vers les élection législatives et Alexis Corbière estime que la victoire est possible les 12 et 19 juin prochain. “Je suggest qu’on batte tranquillement Emmanuel Macron”, a-t-il lancé sue le plateau de BFMTV ce matin. Et d’jouter : “Tous ceux qui sont d’accord avec le tronc de notre programme, on peut arriver à se mettre d’accord. Je vous dis pas que c’est fait [mais] si on est encore en dynamique, on peut avoir une autre majorité”, guarantee le député de la gauche radicale.

10:17 – Emmanuel Macron, président “le plus mal élu de la Vème République” ?

“Emmanuel Macron est le président le plus mal élu de la Vème République”. L’affirmation est signée Jean-Luc Mélenchon, mais l’Insoumis dit-il vrai ? Les chiffres sont plutôt contre lui car avec 58,5% des voix Emmanuel Macron enregistre un meilleur score que tous les précédents chef d’Etat à l’exception de Jacques Chirac en 2002 vainqueur à 82,21% des voix contre Jean-Marie Le Pen. Le second score supérieur à celui d’Emmanuel Macron en 2022 est celui d’Emmanuel Macron en 2017 : 66,10%. Côte nombre de voix, le président fait également mieux que ces prédécesseurs avec 18,7 millions de voix contre 15,7 pour François Mitterrand en 1981 et Jacques Chirac en 1995. En revanche sur le pourcentage d’électeur inscrits, la victoire d’Emmanuel Macron est moins belle avec seulement 38,52% des inscrits ayant voté Macron, la seule fois où ce score a été plus faible c’est en 1969 lorsque George Pompidou n’a obtenu que 37,51% des voix des électeurs inscrits. En moyenne, les candidats élus ont recueilli entre 39 et 43% des suffrages des inscrits.

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Les résultats de l’élection présidentielle sont traditionnellement publiés en trois étapes. D’abord, des estimations solides, bâties par les instituts de sondages sur la base des premiers dépouillements, sont publiées à 20h. Elles sont ensuite mises à jour à plusieurs reprises dans la soirée. Viennent ensuite les résultats officiels du ministère de l’Intérieur qui ne sont que partiels dans la soirée du scrutin. Une fois tous les résultats de tous les bureaux de vote remontés, un résultat définitif est communiqué dans la nuit voire le lundi matin. Il est ensuite validé dans le courant de la semaine par le Conseil constitutionnel :

Emmanuel Macron, dans cette campagne d’entre-deux excursions, a indiqué qu’il souhaitait “compléter” et “enrichir” son programme, notamment sur l’écologie qu’il a très visiblement priorisée, en particulier avec le idea de “planification écologique” cher à Jean-Luc Mélenchon et à ses électeurs. Le président sortant s’est dit prêt à ne pas repousser l’âge de départ à la retraite à 65 ans. Il a aussi indiqué qu’il n’était “pas opposé” à l’instauration d’une proportionnelle “intégrale” pour les élections législatives.



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