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Supernova, le réseau social éthique et solidaire où chaque « like » se transforme en don caritatif



Connaissez-vous « Supernova » ? Non, il ne s’agit pas ici d’astronomie mais d’un réseau social tout aussi spécial. Cette nouvelle plateforme veut mettre les bonnes actions au goût du jour et proposer une alternative éthique et solidaire à Instagram et consorts. Exit la haine en ligne, « Supernova » compte aussi verser la majorité de ses revenus publicitaires à des associations. De quoi charmer la génération Z.

Serait-ce le début d’une nouvelle ère sur les réseaux sociaux ? Alors que des voix chaque jour plus nombreuses s’inquiètent de la propagation de la haine en ligne et réclament des mesures contraignantes pour les réseaux sociaux, une nouvelle plateforme baptisée « Supernova » souhaite proposer une « alternative éthique », a révélé TechCrunch.

D’un côté, il y a les mastodontes Facebook, Instagram et Twitter, largement pointés du doigt pour leur manque de modération par les jeunes générations. De l’autre, il y a « Supernova », dont le P.-D.G. et fondateur Dominic O’Meara compte séduire la génération Z avec son offre solidaire et ainsi attirer les revenus publicitaires. « Notre technologie et notre accessibilité permettent au monde de s’entraider réellement en utilisant les réseaux sociaux et le pouvoir de la publicité. Et de voir en toute transparence et à tout moment comment et où leurs actions sont utiles », a-t-il déclaré à TechCrunch.

Offrir un espace sain aux utilisateurs

Pour cela, « Supernova » veut s’attaquer aux problèmes qui gangrènent les réseaux sociaux : la haine en ligne, les propos toxiques, le racisme ou encore l’homophobie, pour ne citer que ces derniers. Alors qu’Instagram a été accusé de favoriser les complexes des jeunes filles, « Supernova » se décrit comme l’alternative « healthy », un endroit où les utilisateurs pourront se sentir « en sécurité et encouragé à avoir une interaction positive, inspirante et valorisante avec leurs amis… sans avoir à être témoin et à endurer la haine, le racisme, l’homophobie et la politique extrême. »

D’après la charte de l’application, la modération ne reposera, pour le moment, que sur des êtres humains et non sur une intelligence artificielle, à l’exception de leur propre robot Ted dont la fonction n’a pas encore été clairement expliquée.

Des millions de dons possibles

La nouvelle plateforme va encore plus loin et affirme donner 60 % de ses revenus publicitaires à des associations engagées contre le dérèglement climatique, pour aider les sans-abri, pour le bien-être animal, pour la santé mentale, pour le nettoyage des océans et d’autres causes d’urgence. « Sur Supernova, les likes font gagner de l’argent pour des associations. Chaque like que vous recevez donne de l’argent à la cause de votre choix, et chaque like que vous donnez fait la même chose pour la cause de quelqu’un d’autre », indique la compagnie Supernova.

D’après le nouveau réseau social, s’ils arrivent à capter 1 % ou plus du marché mondial de la publicité sur les réseaux sociaux, ce sont 600 millions de livres sterling qui pourraient être versées aux associations chaque année. Des « like » que Supernova a d’ailleurs choisi d’appeler des « Thanks » (« remerciements »), pour plus de positivité. Les utilisateurs pourront aussi obtenir des « Supernovas », des « like » équivalent à dix fois la valeur d’un « J’aime » normal, à force d’utiliser l’application.

Dans ses fonctionnalités principales, l’application se présente comme un mélange entre Instagram et TikTok. Elle permet de publier des photos et des vidéos, de commenter les contenus et d’avoir accès à une messagerie privée. Les utilisateurs peuvent créer des groupes, s’abonner ou bloquer des utilisateurs, mettre leur compte en privé et accéder à un onglet pour découvrir d’autres contenus dans différentes thématiques sur la plateforme. Des outils déjà largement proposés sur les autres réseaux sociaux. Ce qui démarque véritablement Supernova des autres plateformes, c’est avant tout la possibilité de sélectionner une association que l’on souhaite soutenir avec l’argent gagné sur la plateforme. 

La tendance « feel good », le nouveau marché lucratif ?

Si le concept peut séduire la génération Z, particulièrement concernée par les causes solidaires, les marques seront-elles au rendez-vous ? Le P.-D.G. veut y croire : « Faire partie d’une ‘nouvelle ère’ des réseaux sociaux est formidable pour les marques par opposition à faire partie d’un ordre ancien toxique (…) Deloitte nous dit que 80 % des millénials ne veulent acheter qu’à des marques qui placent les intérêts des autres avant les leurs. Les grands annonceurs en ont marre du statu quo sur les réseaux sociaux : j’en ai rencontré un hier avec un budget global de plus de 10 milliards de dollars qui m’a dit exactement cela », a déclaré Dominic O’Meara à TechCrunch.

Récemment, c’est Lush qui a annoncé quitter certains réseaux sociaux comme Facebook et Instagram pour le bien-être de leurs consommateurs et face à l’inaction des plateformes.

(ETX Daily Up)





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