Politics

Une députée du parti d’Édouard Philippe ciblée par des menaces de mort




Un fléau grandissant durant la crise sanitaire. Comme l’a repéré BFMTV, un nouvel élu de la République a été menacé de mort dans un courrier anonyme, dimanche 2 janvier. Sur son compte Twitter, Agnès Firmin-Le Bodo, députée de la majorité de Seine-Maritime, encartée chez Horizons, le nouveau parti d’Édouard Philippe, a partagé un mail dans lequel son auteur affirme penser « sérieusement » à la « décapiter ».

Dans ce texte signé « liberteforte », son rédacteur explique également à la membre de l’hémicycle le fondement de ses menaces : « La raison ? Ta collaboration, des têtes doivent tomber, et je suis prêt à venir te trancher la tête pour montrer ma fermeté face à ta dictature. » « Pour cette occasion, j’ai acheté plusieurs couteaux plus ou moins adaptés, et je me pose surtout la question de savoir si une mini-hache est fonctionnelle. Il faudra sûrement prévoir plus de matériel que nécessaire pour être sûr de ne pas rater mon coup », menace encore l’individu anonyme.

Une démocratie « en danger »

Face à ce torrent de violence et de haine, Agnès Firmin-Le Bodo a affirmé qu’« aucune menace ne dictera[it] [sa] façon de voter ». « Face à cette montée de violence envers les élus, il est urgent que la classe politique dans son ensemble agisse. C’est bien notre démocratie qui est en danger », a alerté la députée. « Il ne faut rien laisser passer, ne pas s’habituer », a-t-elle également écrit sur Twitter.

À LIRE AUSSIMenaces, violences, intimidations… les élus sous pression

De nombreux députés menacés avant elle

Ces menaces de mort sont loin d’être un cas isolé dans les rangs de la classe politique française. Le 28 décembre, la veille de l’examen sur le projet de loi concernant le pass vaccinal, 52 parlementaires appartenant à différents groupes politiques avaient été visés, par mail, par des menaces de mort.

À LIRE AUSSIChevènement – Être libre en politique, c’est avoir l’intelligence de son temps

Dimanche, la députée LREM Aurore Berger s’est également exprimée au sujet des violences et des menaces commises à l’encontre des élus de la République, dans les colonnes du Journal du dimanche. « J’appelle au front commun contre la violence dans le débat public. On s’y est trop habitué, la bataille des idées est devenue un combat de rue », a fustigé l’élue des Yvelines, pointant aussi du doigt « une forme de faiblesse dans la réponse de la société et de certains responsables politiques ».





Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

close