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une double vague, mais des “signes encourageants”




COVID. La circulation de l’épidémie de coronavirus est toujours très importante, les responsables hospitaliers craignent une saturation de certains services dans les jours à venir. Hier soir, l’Assemblée nationale a contraint de gouvernement à un report de l’examen de la loi sur le pas vaccinal.

13:31 – Malgré des données encourageantes, le Pr Mégarbane reste prudent

Malgré des propos rassurants auprès du Parisien, le Pr Mégarbane s’est voulu prudent sur : “Il y a un décalage de dix à douze jours entre les contaminations et les admissions en réanimation. Surtout, au début des vagues, ce sont les personnes plus jeunes, plus mobiles, qui se contaminent, donc, généralement, ce sont des gens âgés de 20-40 ans, donc moins à risque d’arriver en réanimation. On peut imaginer qu’on est encore dans cette phase, mais qu’ensuite, ces personnes contaminées aillent voir des personnes plus à risque ou non vaccinées qui étaient autoconfinées, et les contaminent. Et, dans ce cas, on a encore un décalage de quinze jours supplémentaires”, a-t-il indiqué au quotidien régional pour expliquer cette réserve. Ainsi, pour lui, “on pourra dire définitivement qu’il n’y aura pas de vague hospitalière quasi un mois au moins après le début de la vague des contaminations, c’est-à-dire que si le 20 janvier il ne s’est rien passé à l’hôpital, il ne se passera globalement rien”.

13:15 – Omicron créé “des signes encourageants pour dire qu’il ne va pas se passer quelque chose d’inquiétant”

Auprès du Parisien, le Pr Mégarbane a indiqué qu'”au vu du nombre de contaminations et grâce au recul de la semaine, on peut dire que, pour l’instant, on ne voit pas arriver Omicron à l’hôpital. Ce n’est pas non plus l’afflux en médecine. Donc, il y a plutôt des signes encourageants pour dire qu’il ne va pas se passer quelque chose d’inquiétant.”

13:05 – Peu (voire pas) de patients Omicron en réanimation pour l’instant

Confirmant les propos du Pr Constantin (voir post de 10h36), le Pr Mégarbane a indiqué au Parisien que, pour l’heure, il n’avait “pas de patients Omicron en réanimation” dans son service. Et de préciser : “Le seul que nous avons eu est sorti très rapidement”. Le chef de la réanimation médicale à l’hôpital Lariboisière à Paris a également expliqué au quotidien régional que “tous nos patients sont de la vague Delta. On note, dans la région Ile-de-France, une décélération des contaminations au Delta, Omicron a pris le dessus. Or, depuis trois jours, je n’ai eu aucun entrant dans mon service, ce qui est assez étonnant”. Pour lui, “cela soutient l’hypothèse que le variant Omicron est moins virulent. Il faut savoir que le service de réanimation de Lariboisière est assez représentatif de ce qu’il se passe à Paris, puisqu’on draine le nord de la capitale, qui n’est pas la région la plus vaccinée, et la plus attentive aux mesures barrière.”

12:50 – Le Pr Mégarbane optimiste sur Omicron

Interrogé sur le sujet par Le Parisien, le Pr Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation médicale à l’hôpital Lariboisière (Paris), s’est voulu optimiste à propos du variant omicron : “Il y a pas mal de données qui laissent penser que le variant est moins virulent, avec des études faites in vitro [expériences et recherches faites en laboratoire, ndlr], qui montrent que le variant a plus d’affinités pour les bronches que les poumons. Il y a des données in vivo [expériences et recherches faites dans un organisme vivant, ndlr], sur l’animal, qui laissent penser que les souris ont moins de problèmes qu’avec les variants précédents”, a-t-il argumenté, ajoutant qu'”il y a surtout les données sud-africaines, anglaises et danoises, qui montrent que le nouveau variant serait trois fois moins responsable d’hospitalisation”. Et de conclure : “Et lorsqu’il y a hospitalisations, elles sont moins graves.”

12:44 – Un député LREM fustige la suspension des débats sur le projet de loi pass vaccinal à l’Assemblée

Ce mardi 4 janvier, le député LREM Raphaël Gérard a fustigé, sur LCI, la suspension surprise des des débats sur le projet de loi pass vaccinal à l’Assemblée nationale : “On ne peut pas avoir une lecture à géométrie variable sur un sujet aussi dramatique que l’épidémie de Covid”, a-t-il martelé, rappelant que, “pendant ce temps qu’on est en train de perdre, des gens vont entrer en réanimation”. Et d’ajouter : “Ce virus arrive partout où on ne l’attend pas et ensuite il fait des dégâts qui pour beaucoup sont irrémédiables […] Il y a des affections lourdes qui engagent le pronostic vital des gens qui en souffrent”, a-t-il également rappelé, expliquant lui-même être victime d’un Covid long. En outre, il a mentionné vivre avec un cœur artificiel, qui a du lui être implanté après son admission en réanimation il y a bientôt deux ans, son cœur n’ayant “pas résisté”.

Et de marteler : “On considère que la liberté peut s’affranchir de l’égalité et la fraternité , on voit bien qu’une démocratie ne peut pas fonctionner sans ces principes là”.

12:35 – Une 4e dose de vaccin spécifique à Omicron ?

Sur LCI ce mardi, le Pr Bruno Lina a estimé que, “sur la base d’Omicron, cela pourrait être intéressant, si nécessaire, d’avoir un rappel qui permettrait de nous protéger contre ce virus l’hiver prochain”, indiquant que cette nouvelle injection n’aurait pas lieu avant la rentrée de septembre prochain, et précisant de nouveau qu’elle devrait être adaptée à ce variant.

12:27 – Omicron, plus à risque d’infecter les enfants ?

Interrogé sur le risque que représente Omicron pour les enfants, le Pr Lina a indiqué : “Avec les enfants, nous sommes partis d’un risque très faible […] Il est possible que les deux dernières évolutions du virus, Delta et Omicron, aient plus de facilités à infecter les enfants”. Et de rappeler : “En Auvergne-Rhône-Alpes, les taux d’incidence chez les enfants sont extrêmement élevés, et nous voyons des PIMS dans les services de réanimation”. Même si, “dans l’immense majorité des cas, ces PIMS guérissent”, “il convient d’être vigilants. Il ne faut pas négliger le risque. La vaccination des enfants est un choix difficile pour certains parents, mais c’est très bien de la proposer”, a-t-il préconisé.

12:07 – Le risque d’Omicron ? Plus de patients “dans les soins”

Confirmant les propos de plusieurs de ses confrères, le Pr Lina, invité de LCI ce mardi, a indiqué que, contrairement à Delta, qui est à l’origine de la hausse du nombre de patients en réanimation, le variant Omicron, lui, envoie “moins de monde en réanimation, mais plus de monde dans les soins”. 

12:03 – La vague d’Omicron “présente tous les éléments qui font penser que c’est la dernière”

Invité de LCI ce mardi 4 janvier, le Pr Bruno Lina, virologue et membre du Conseil scientifique, a estimé que la vague Omicron présentait “tous les éléments qui font penser que c’est la dernière”, de quoi “avoir des espoirs” selon le médecin. Pour lui, ce variant “présente des différences extrêmement importantes” par rapport aux précédentes souches : “Il perd en dangerosité, et a un mode de transmission différent, avec des micro-gouttelettes plus importantes. Il a tendance à donner plus facilement des infections des voies aériennes supérieures (ORL) et moins fréquemment des voies pulmonaires”, a-t-il expliqué à la chaîne d’info en continu. Confiant, le Pr Lina veut espérer que “les virus qui suivront Omicron seront des descendants, et deviendront saisonniers”.

11:59 – Projet de loi pass vaccinal : la conférence des présidents de groupes aura lieu à 12h30

Dans un tweet, La Chaine Parlementaire a annoncé que la conférence des présidents, “qui décidera notamment de la réinscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale du projet de loi ‘renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire’, après la suspension des débats cette nuit”, se tiendra à 12h30.

11:45 – Le télétravail s’appliquera aussi au public

Invitée de BFMTV/RMC ce mardi, la ministre de la Fonction publique Amélie de Montchalin a exprimé sa volonté de “faire respecter les obligations” en matière de télétravail dans la fonction publique. “Les entreprises publiques, comme toutes les entreprises, seront sanctionnées” en cas de manquement à la règle de trois jours obligatoires de télétravail par semaine, a-t-elle martelé, ajoutant qu'”on a un système de contrôle de la légalité, on fait respecter les obligations”. Et de préciser qu’elle souhaitait s’appuyer notamment sur les préfets pour faire appliquer les nouvelles mesures concernant le télétravail.

Pour rappel, les entreprises privées s’exposent à des amendes administratives pouvant aller jusqu’à 1 000 euros par salarié en cas de manquement. 

11:39 – Pourquoi un pass vaccinal ?

Invité de LCI, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes Clément Beaune a expliqué l’utilité d’un pass vaccinal : “”Vivre avec le virus c’est ne pas confiner, ne pas tout refermer, ne pas mettre des couvre-feux. Le pass vaccinal est justement l’outil qui nous permet de vivre avec le virus.”

11:16 – Vague Omicron : les agents chargés du contact tracing “complètement noyés”

Franceinfo a recueilli les propos des agents chargés du “contact tracing” dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19 en France. Avec l’explosion des cas, due à la très rapide diffusion du variant Omicron, ces téléconseillers chargés de contacter le cas positif ne se disent plus en capacité d’appeler tous ceux dont le dépistage révèle la positivité au coronavirus. Benjamin Sablier, représentant du personnel et délégué CGT de l’Assurance-maladie dans les Bouches-du-Rhône, confiait ainsi à la chaine d’info en continu : “On est complètement noyés, on ne peut plus appeler tout le monde”, regrettant “des conditions de travail de plus en plus compliquées”.

Malgré que les effectifs aient été musclés “fin octobre”, avait assuré l’Assurance maladie à Franceinfo, certains renforts tardent à arriver. La modification dans le protocole de prise de contact (les cas positifs reçoivent un appel, les cas contact reçoivent seulement un SMS avec le lien d’un site internet contenant des informations utiles) n’a pas été suffisante pour décharger les téléconseillers. Pour le Dr Philippe Amouyel, épidémiologiste au CHU de Lille, “200 000 personnes positives quotidiennement, c’est ingérable. Lors de la deuxième vague à 50 000 cas, les équipes étaient déjà débordées”.

11:02 – Projet de loi pass vaccinal : vers une reprise des débats à l’Assemblée nationale à 17h30

Selon Le Parisien, les débats sur le projet de loi transformant le pass sanitaire en un pass vaccinal devraient reprendre ce mardi 4 janvier aux alentours de 17h30, s’interrompre à 21h30 (pour laisser la place au débat prévu sur l’application de la loi du 28 décembre 2019 visant à agir contre les violences au sein de la famille) puis reprendre vers 23h.

10:57 – L’hôpital tiendra-t-il le coup ?

Interrogé sur la capacité à résister de l’hôpital, le Pr Constantin a indiqué : “Les équipes ont pu souffler pendant les fêtes, ce qui est fondamental. Est-ce que l’hôpital tiendra le coup ? Oui, il tiendra le coup, puisqu’il n’y a pas d’autre alternative.”

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Selon les dernières données de Santé publique France, communiquées, lundi 3 janvier, la moyenne sur sept jours continue de progresser et dépasse les 167 000 nouveaux cas. Ces dernières 24 heures, 270 personnes sont décédées des suites du Covid-19 à l’hôpital. Le taux d’incidence a fortement augmenté ces 24 dernières heures et est désormais de 1 671,62 nouvelles contaminations pour 100 000 habitants, soit 150,78 points de plus que la veille. Voici le bilan détaillé : 

Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France (SPF), publié jeudi 30 décembre, “la forte accélération de la circulation du SARS-CoV-2 avec une progression importante du variant Omicron maintenant majoritaire”. En moyenne, le taux d’incidence était de 833 cas positifs pour 100 000 habitants dans bon nombre de régions – le taux d’incidence a donc dépassé ceux des pics des 2e, 3e et 4e vague.

Suivez l’évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l’échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu’elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d’appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d’incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d’une semaine, par rapport à la population totale d’un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s’exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d’habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.



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