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Une étude clarifie le statut des « dark stores » et des « drive piétons » à Paris


Un « dark store » Getir à Amsterdam (Pays-Bas), le 8 février 2022.

Pour faire ses programs, le Parisien avait autrefois le choix entre le supermarché, la supérette ou l’épicerie. La récente apparition du « fast commerce », promesse d’une livraison en dix minutes, la multiplication des « darkish kitchens », ces eating places consacrés à la confection de plats préparés, et l’essor des drives piétons, ou « solo », ont poussé l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), à publier en février une étude sur « Les nouvelles formes de la distribution alimentaire à Paris ». Outre l’état des lieux qui y est dressé, ce doc clarifie le statut juridique de ces nouvelles activités et montre que nombre d’entre elles ne respectent pas la réglementation.

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Pour tous ces modèles, la crise sanitaire fut une aubaine. « En 2020, les programs alimentaires livrées à domicile ont progressé de 45 % en France », rappelle l’APUR. Paris, ville dense au pouvoir d’achat élevé, sert de ballon d’essai avant l’essaimage en petite couronne puis en province. La bataille féroce qu’ils se livrent pour prendre les components de marché « n’est pas sans rappeler l’affrontement que s’étaient livrés, à Paris (…), les acteurs de vélos en libre-service à partir de 2017 et (…) les opérateurs de trottinettes électriques en 2019 ».

Réagir à la concurrence

A ce titre, le développement des « darkish shops », derniers arrivés, soutenus par de vertigineuses levées de fonds, est fulgurant. En janvier 2022, ils étaient 80 à Paris et en proche banlieue, selon l’APUR. En petite couronne, à l’exception d’un recensé à Ivry, dans le Val-de-Marne, tous sont installés dans les Hauts-de-Seine. « Même si la rentabilité économique est loin d’être acquise, l’objectif prioritaire » est d’occuper le terrain le plus rapidement potential, explique l’APUR. Pour autant, aucun des quartiers dans lesquels ils s’implantent ne manque de commerces alimentaires, relève l’étude.

Pour réagir à la concurrence, les groupes On line casino et Carrefour ont d’abord noué des partenariats avec Uber Eats et Deliveroo pour proposer une livraison categorical ; avant d’entrer directement au capital de Gorillas et de Cajoo. Quand Monoprix et Franprix livrent en dix minutes, c’est avec l’appui de Gorillas.

Les « darkish kitchens » sont soit liées à un restaurant physique et permettent à celui-ci d’étendre sa zone de livraison, soit sont 100 % numériques

Apparus en 2018, les drives piétons se sont d’abord greffés sur l’essential réseau de supérettes pour se développer. A Paris, Carrefour en a ouvert 80 ; On line casino, une cinquantaine. Intermarché et Leclerc n’en comptent qu’une dizaine, Auchan, un seul. Mais début 2020, Lerclerc et Auchan ont lancé le drive piétons solo, qui leur a permis de faire leur apparition dans le paysage parisien. Dans 80 % des cas, ils ont remplacé un commerce, pour la grande majorité vacant. Les surfaces étant inférieures à 400 mètres carrés, aucune autorisation d’exploitation commerciale n’était requise.

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