Politics

une explication de texte sans concession


Projet contre projet

Cependant, ces revirements n’ont pas échappé au candidat Macron. Et si l’on pouvait s’interroger, avant le coup d’envoi, sur la capacité de Marine Le Pen à surmonter son échec cinglant de 2017, drive est de constater que ce débat s’est avéré avant tout comme un salutaire et merciless exercice de décryptage sans concession aucune. En particulier de la half d’Emmanuel Macron. Alors que la candidate du RN a, comme prévu, attaqué le bilan du chef de file des marcheurs, l’accusant d’être à l’origine du mouvement des gilets jaunes – pour mieux se présenter comme la présidente de la « Concorde restaurée des Français » –, ou d’avoir appauvri le pays, le président-candidat, lui, l’a sans cesse ramené au contenu de son projet. Et à ses conséquences, rappelant, tout au lengthy de la soirée, ce qu’un programme d’extrême droite signifiait et impliquait. Résultat, Marine Le Pen a certes pu développer ses propositions et distribuer quelques coups de griffes, mais Emmanuel Macron a rendu coup pour coup, démontant un à un ses arguments.

« Rendre 150 euros par mois »

Deux séquences ont éclairé le fossé qui les sépare. D’abord, celle sur le pouvoir d’achat. C’est là, le thème central de Marine Le Pen, celui par lequel elle a coulé Éric Zemmour, son concurrent d’extrême droite, et torpillé Valérie Pécresse, la candidate des Républicains, trop occupée à courir derrière « le retour de l’autorité ». C’est sur ce sujet qu’elle devait faire la différence. Elle a donc repris son argumentaire rodé depuis des mois : « Je veux baisser les dépenses contraintes, je ne veux pas faire des chèques ou des tickets de rationnement », attaque-t-elle. Elle promet ainsi de baisser la TVA de 20 à 5,5 % sur le carburant, le gaz, le fioul et l’électricité. « Je vais rendre 12 milliards d’euros aux Français », précise-t-elle. Et aussi rétablir « la demi-part fiscale pour les veufs et les veuves », « exonérer d’impôts sur le revenu les moins de 30 ans », « revaloriser les soignants et les enseignants ». Elle l’guarantee : « L’ensemble de ces mesures permettra de rendre 150 euros par mois par lobby. » Traduction : Emmanuel Macron est le président des fins de mois de difficile, des tourments, « du doute » et de la « peur du déclassement ».

« Vous dépendez du pouvoir russe »

Face à cela, Emmanuel Macron a dénoncé des mesures « injustes et inefficaces ». Pour sa half, il maintiendra « tant que nécessaire », le bouclier énergie, sans oublier de préciser qu’elle a voté « contre ». Et d’ajouter « Je suis fier que nous ayons pu créer 1,2 million de fiches de paie. Dans vos 22 mesures, il n’y a même pas le mot chômage. La meilleure façon de gagner du pouvoir d’achat, c’est de lutter contre le chômage. » Et il veut aller plus loin : « Le Smic sera augmenté de 34 euros par mois à l’été, les retraites moyennes seront augmentées de 60 euros par mois dès l’été et je souhaite porter les plus petites pensions à 1 100 euros. » Face aux propositions de Marine Le Pen, Emmanuel Macron s’est avancé comme le candidat du réel.

La seconde séquence a été sur l’Ukraine et là Emmanuel Macron n’a pas retenu ses coups. Alors que Marine Le Pen a affirmé qu’elle voulait rester dans l’Union européenne tout en « la modifiant profondément », la réponse a été féroce : « Vous avez été une des premières à reconnaître l’annexion de la Crimée. Vous l’avez fait parce que quelques mois après vous avez contracté un prêt auprès d’une banque russe proche du pouvoir. Vous dépendez du pouvoir russe et de monsieur Poutine. Quand vous parlez de la Russie, vous parlez à votre banquier. » Sur les retraites, sur l’écologie, sur les establishments et leur méthode de gouvernance, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, se présentant comme la candidate du « bon sens », ont avancé chacun dans leur couloir. À cet égard, ce débat a fait œuvre de clarification.



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