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VIDÉO. Travailleuse du sexe, Libellule parle de son métier sur les réseaux sociaux



Sur les réseaux sociaux, les mots suivants sont proscrits : vagin, zizi, clitoris… Autant d’obstacles à l’ouverture d’un véritable débat sur la sexualité et son industrie. Libellule, travailleuse du sexe, est convaincue qu’il faut libérer la parole : sur Tik Tok et Instagram, elle trouve des subterfuges pour parler de son métier.

Travailleuse du sexe, quésako ?

Depuis 3 ans, Libellule, 24 ans, gagne sa vie sur web grâce à la publication de contenus sexuels : « Ça recouvre tout ce qui est de la cam, de la vente de vidéos personnalisées, du téléphone rose, du téléphone noir, de la domination…  ». Pour Konbini, elle déconstruit les préjugés autour de son métier : elle explique qu’elle aime son activité et que la sexualité est depuis longtemps un élément essential de sa vie.

« Et non, je ne couche pas avec des gens pour de l’argent. Il y a des meufs qui le font, ça s’appelle des prostitués, et c’est OK ! Moi je ne le fais pas parce que je n’ai pas envie.  »

Libellule pour Konbini

Comme tout métier, le travail du sexe comporte des règles : Libellule établit des contrats avec ses purchasers avant leurs rendez-vous virtuels.

Sur web, un « réel problème » autour de la sexualité

En plus de travailler dans l’industrie du sexe, Libellule est influenceuse sur les réseaux sociaux. Une entreprise semée d’embûches : 5 de ses comptes Tik Tok ont été supprimés, 6 de ses comptes Instagram. Pourquoi ? Automotive les sujets liés à la sexualité sont bannis des réseaux.

« Je me suis pris des vagues de haine (…). Les gens viennent signaler mes tales, signaler mes publications automotive ils ne sont pas d’accord avec ce que je défends. »

Libellule pour Konbini

Ce que la jeune femme revendique, c’est de pouvoir parler de sexe librement, y compris avec ceux qui sont opposés au travail du sexe. La place tenue est claire : elle n’encourage aucunement les femmes à exercer le même métier qu’elle, automotive « ça s’appelle du proxénétisme et c’est puni par la loi. » Elle sensibilise sa communauté (à 95 % féminine) aux risques liés au travail du sexe.

« Tu ne peux pas le faire en anonyme »

Chaque mois, la jeune femme publie une vidéo de prévention. Libellule insiste : travailleuse du sexe est un métier risqué. Les contenus web ne sont pas protégés et peuvent tomber dans les mains de n’importe qui.

« Dans tous les cas, ton père, ta mère, ton frère, ta sœur, tes cousins le sauront. »

Libellule pour Konbini

Si Libellule a un fiancé et une famille qui la soutiennent dans sa démarche, elle n’a pas attendu leur aval pour se lancer : « c’est mon corps, c’est ma vie. »

Et si le rôle des réseaux sociaux était non plus de nous conforter mais de nous bousculer dans nos représentations ?





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